Démographie : baisse dans les implantions, mais taux supérieur à celui du pays
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Démographie : baisse dans les implantions, mais taux supérieur à celui du pays

Yesha attribue la baisse au blocage des constructions ; la population juive de Cisjordanie augmente néanmoins plus vite que celle des Israéliens à l'intérieur de la Ligne verte

Jacob Magid est le correspondant pour les questions liées aux implantations pour le Times of Israël

A titre d'illustration : Une femme emmène ses enfants faire une promenade dans l'implantation juive de Sde Boaz dans le Gush Etzion, en Cisjordanie, le 28 août 2018. (Hadas Parush/Flash90)
A titre d'illustration : Une femme emmène ses enfants faire une promenade dans l'implantation juive de Sde Boaz dans le Gush Etzion, en Cisjordanie, le 28 août 2018. (Hadas Parush/Flash90)

Le taux de croissance démographique des Israéliens dans les implantations en Cisjordanie a diminué en 2018 pour la septième année consécutive, mais est resté supérieur à la moyenne nationale, selon les statistiques démographiques publiées mardi.

Le nombre d’Israéliens vivant de l’autre côté de la Ligne verte a augmenté de 12 964 habitants, soit 3 %, en 2018, selon les données démographiques recueillies par l’Autorité de la Population, de l’Immigration et des Frontières (PIBA) du ministère de l’Intérieur et publiées par Yesha, la fédération qui représente les implantations en Cisjordanie.

En 2017, la population a augmenté de 14 299 habitants, soit 3,4 %.

Les chiffres ne couvrent pas les quartiers juifs de Jérusalem-Est, qu’Israël, contrairement à la communauté internationale, ne considère pas comme des implantations.

Un graphique montrant le taux de croissance de la population israélienne vivant en Cisjordanie de 2008 à 2018. (Autorisation : Conseil de Yesha)

Si le taux de croissance des Israéliens dans les implantations n’a pas augmenté depuis 2012, le chiffre de 3 % depuis 2017 reste supérieur à la moyenne nationale, qui était de 2 % l’année dernière.

Les Juifs ultra-orthodoxes représentent l’écrasante majorité des résidents des deux plus grandes implantations.

Il s’agit de Modiin Illit, à l’ouest de Ramallah, avec une population de 72 944 habitants, et de Beitar Illit, au sud-ouest de Jérusalem, avec 58 774 habitants, selon le ministère de l’intérieur.

Les ultra-orthodoxes représentent environ 10 % de la population israélienne totale et plus d’un tiers des Israéliens de Cisjordanie.

La troisième plus grande implantation de Cisjordanie est Maale Adumim, à l’est de Jérusalem, qui compte une population mixte de 41 220 Juifs laïcs et Juifs pratiquants.

La PIBA a étudié les chiffres de la population de plus de 150 avant-postes illégaux et implantations en Cisjordanie, qui compteraient 448 672 Israéliens. Quelque 2,75 millions de Palestiniens vivent actuellement au-delà de la Ligne verte, selon le Coordonnateur des activités gouvernementales dans les Territoires du ministère de la Défense (COGAT).

Les chiffres montrent une répartition globalement égale des Israéliens ultra-orthodoxes, religieux nationaux et laïcs vivant en Cisjordanie.

Un graphique montrant la population israélienne vivant en Cisjordanie de 2008 à 2018. (Autorisation : Conseil de Yesha)

Dans un communiqué, Hananel Dorani, président du Conseil de Yesha, a réagi : « Nous sommes heureux de constater l’augmentation du nombre de résidents dans la région, mais ces dernières années, la construction a été relativement faible en raison du gel qui dure depuis huit ans, et encore aujourd’hui seuls quelques projets limités sont autorisés ».

Le dirigeant des implantations a affirmé que le niveau de constructions pendant les deux mandats de l’ancien président américain Barack Obama pouvait être qualifié de gel, mais les mises en chantier se sont poursuivies par milliers presque chaque année pendant sa présidence.

Entre 2011 et 2012, Obama aurait obtenu du Premier ministre Benjamin Netanyahu qu’il accepte un gel de 10 mois des constructions. Les autorisations au cours de cette période ont en réalité chuté à zéro ou presque, mais elles ont rapidement repris à l’expiration de l’accord.

Près de 5 000 unités de logement ont obtenu un permis final pour leur construction en 2018. Bien que les données actuelles concernant le nombre de maisons dont la construction a commencé au cours de l’année précédente n’aient pas encore été publiées, leur nombre était de 1 643 en 2017. Alors que les autorisations de construction relèvent davantage du monde politique, les mises en chantier sont des démarches d’ordre bureaucratique.

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