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Des ambassadeurs en visite se rendent dans un tunnel du Hezbollah avec Gilad Erdan

L'envoyé israélien aux Nations unies déclare avoir montré à la délégation formée de 12 ambassadeurs le "plan meurtrier et extrémiste" du groupe terroriste soutenu par l'Iran

L'ambassadeur israélien à l'ONU Gilad Erdan à la tête d'une délégation d'ambassadeurs lors d'une visite sur la frontière nord d'Israël, le 16 décembre 2021. (Crédit : Shlomi Amsallem)
L'ambassadeur israélien à l'ONU Gilad Erdan à la tête d'une délégation d'ambassadeurs lors d'une visite sur la frontière nord d'Israël, le 16 décembre 2021. (Crédit : Shlomi Amsallem)

L’ambassadeur israélien à l’ONU, Gilad Erdan, a pris la tête jeudi d’un groupe formé de douze envoyés aux Nations unies lors d’une visite sur la frontière que partage Israël avec le Liban, au nord du pays, pour leur montrer un tunnel du Hezbollah conçu pour commettre des attentats terroristes contre l’État juif.

Cette délégation, formée des ambassadeurs d’Albanie, d’Argentine, de Bulgarie, de Croatie, de l’Équateur, de la Hongrie, de la république de Nauru, de la république des Palaos, de la Corée du Sud, des Samoa, de l’Uruguay et de la Zambie ont visité le tunnel sur la frontière et se sont entretenus avec des responsables de la sécurité.

Erdan a indiqué que ce déplacement avait eu pour objectif de « montrer aux envoyés le plan meurtrier et extrémiste de l’organisation terroriste du Hezbollah, dont le plan est d’accéder par des tunnels souterrains au territoire d’Israël et de tuer et d’enlever autant de citoyens que possible ».

« Cela fait des années que le Hezbollah a conçu ce plan mais il a été percé à jour par l’armée israélienne », a-t-il poursuivi, selon un communiqué émis par son bureau.

Les tunnels ont été découverts et fermés en 2018 et 2019 au cours d’une opération très médiatisée. Les responsables de l’armée israélienne font régulièrement visiter à des dignitaires ces tunnels à la frontière du Liban et de Gaza pour montrer les menaces qui planent sur l’État juif.

Erdan a expliqué qu’il souhaitait que l’ONU et la communauté internationale « tiennent le gouvernement du Liban pour responsable de ce qui pourrait arriver au cours d’un futur conflit dans le nord ».

« Les envoyés doivent comprendre que l’armée n’a pas d’autre choix que de détruire les infrastructures du Hezbollah au Liban si ce dernier ouvrait le feu à l’encontre de citoyens d’Israël », a déclaré Erdan.

Des soldats israéliens se tiennent à l’ouverture d’un trou qui conduit à un tunnel dont l’armée a déclaré qu’il avait été creusé par le groupe terroriste du Hezbollah à travers la frontière entre Israël et le Liban, à proximité de Metula, le 19 décembre 2018. (Crédit : AP Photo/Sebastian Scheiner)

Israël réclame depuis longtemps des opérations de répression contre le Hezbollah, une force lourdement armée qui possèderait un arsenal d’environ 130 000 roquettes menaçant presque tout le territoire israélien.

Tsahal avait mené l’opération « Bouclier du nord » entre le mois de décembre 2018 et le mois de janvier 2019 pour tenter de localiser et de détruire les tunnels creusés par le Hezbollah dans le nord d’Israël, depuis le sud du Liban.

Au total, avaient expliqué les militaires, six passages souterrains avaient été découverts et détruits – à l’aide d’explosifs ou en les remplissant de béton.

Ils avaient ajouté que ces six tunnels avaient été construits pour permettre très spécifiquement à des milliers de terroristes du Hezbollah de s’infiltrer pour attaquer par surprise des cibles militaires et civiles du nord d’Israël dans le cadre d’une future guerre entre les deux parties.

Au mois de janvier 2020, Tsahal avait commencé à installer des capteurs souterrains le long de la frontière nord afin de détecter les nouveaux tunnels souterrains creusés depuis le Liban.

L’État juif a annoncé au début du mois la fin des travaux de construction d’une barrière massive terrestre et souterraine sur la frontière avec Gaza. Ce projet, qui a coûté 3,5 milliards de shekels, a duré trois ans et vise à faire disparaître la menace posée par les tunnels d’attaque transfrontaliers depuis l’enclave côtière qui ont pu être utilisés par les gouvernants de la bande, le Hamas.

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