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Des artefacts vieux de 1 700 ans découverts au large de Césarée

Parmi les trouvailles, un anneau en or avec une pierre précieuse verte gravée de l'image chrétienne du "Bon berger" et une gravure de la "harpe de David" sur une pierre de gemme

  • La découverte sous-marine d'une pierre gemme - une pierre précieuse - de l'antiquité, sur laquelle une lyre a été gravée. (Crédit : Autorité israélienne des antiquités)
    La découverte sous-marine d'une pierre gemme - une pierre précieuse - de l'antiquité, sur laquelle une lyre a été gravée. (Crédit : Autorité israélienne des antiquités)
  • Des pièces de monnaie de l'ère des mamelouks découverte récemment dans une épave, au large de la côte de Césarée. (Crédit :  Dafna Gazit/Autorité israélienne des Antiquités)
    Des pièces de monnaie de l'ère des mamelouks découverte récemment dans une épave, au large de la côte de Césarée. (Crédit : Dafna Gazit/Autorité israélienne des Antiquités)
  • La découverte sous-marine d'une bague en or avec la figure du Bon Berger gravée. (Crédit : Autorité israélienne des antiquités)
    La découverte sous-marine d'une bague en or avec la figure du Bon Berger gravée. (Crédit : Autorité israélienne des antiquités)
  • Des centaines de pièces anciennes découvertes dans la mer, au large de Césarée. (Crédit : Autorité israélienne des antiquités)
    Des centaines de pièces anciennes découvertes dans la mer, au large de Césarée. (Crédit : Autorité israélienne des antiquités)
  • Une pierre de gemme découverte au large de la côte de Césarée, sur laquelle est gravée une lyre. (Crédit : Yaniv Berman/Autorité israélienne des antiquités)
    Une pierre de gemme découverte au large de la côte de Césarée, sur laquelle est gravée une lyre. (Crédit : Yaniv Berman/Autorité israélienne des antiquités)
  • Un anneau en or avec une pierre précieuse verte sur laquelle l'image du "Bon Berger" est représentée. (Crédit :  Dafna Gazit/Autorité des antiquités israéliennes)
    Un anneau en or avec une pierre précieuse verte sur laquelle l'image du "Bon Berger" est représentée. (Crédit : Dafna Gazit/Autorité des antiquités israéliennes)

Les archéologues qui ont plongé au large de la côte de Césarée ont découvert un certain nombre d’artefacts anciens au cours de ces derniers mois – notamment certains qui datent du 3e siècle, a révélé l’Autorité israélienne des antiquités (IAA) dans la journée de mercredi.

Ces objets ont été retrouvés dans les épaves de deux navires qui avaient fait naufrage aux abords de cette ville côtière d’Israël à l’ère romaine et à l’ère des Mameloukes.

« Les navires avaient probablement jeté l’ancre à proximité et ils ont coulé suite à une tempête », suggèrent Jacob Sharvit et Dror Planer de l’unité d’archéologie marine de l’IAA.

« Ils avaient peut-être jeté l’ancre au large après avoir été mis en difficulté – ou ils s’inquiétaient d’éventuelles intempéries parce que les marins savent très bien que se mettre au mouillage dans des eaux ouvertes, peu profondes, hors d’un port est dangereux et qu’il peut y avoir une catastrophe », ajoutent-ils.

Un anneau en or avec une pierre précieuse verte sur laquelle l’image du « Bon Berger » est représentée. (Crédit : Dafna Gazit/Autorité des antiquités israéliennes)

Parmi certaines des découvertes les plus stupéfiantes, ce qui aurait été les effets personnels des personnes qui se trouvaient à bord. Les archéologues ont trouvé un anneau épais en or incrusté d’une pierre précieuse verte gravée du dessin d’un jeune berger vêtu d’une tunique, portant sur les épaules un bélier ou un mouton.

D’après Helena Sokolov, conservatrice chargée des pièces à l’IAA et qui a étudié la bague, l’image du Bon Pasteur, qui dépeint Jésus en un berger qui guide les siens, figure rarement sur une bague bien qu’elle soit répandue dans l’art chrétien.

Etant petit, le bijou appartenait vraisemblablement à une femme, a-t-elle estimé.

Sa découverte au large de Césarée est logique puisque la cité était jadis la capitale locale de l’Empire romain au IIIe siècle et son port était essentiel, a expliqué à l’AFP Helena Sokolov.

« A cette période, le christianisme en était à ses débuts mais se développait indéniablement, surtout dans des villes mixtes comme Césarée », a-t-elle dit à l’AFP.

« Les côtes israéliennes sont riches en sites et en découvertes d’artéfacts du patrimoine culturel national et international qui sont tous d’une importance immense », s’exclame Eli Eskozido, directeur de l’IAA. « Ces artefacts sont extrêmement vulnérables et c’est la raison pour laquelle l’Autorité effectue des plongées pour localiser, examiner et sauver un grand nombre d’objets datant de l’antiquité ».

Les épaves des coques des deux bateaux et leurs cargaisons ont été découvertes à seulement quatre mètres de profondeur, a précisé l’IAA.

La découverte sous-marine d’une pierre gemme – une pierre précieuse – de l’antiquité, sur laquelle une lyre a été gravée. (Crédit : Autorité israélienne des antiquités)

Ce trésor découvert est notamment composé des « centaines de pièces de monnaie en bronze et en argent datant de la moitié du 3e siècle de l’ère commune et de nombreuses pièces en argent de la période des Mameloukes. Les archéologues ont aussi découvert une figurine en bronze qui a la forme d’un aigle, de nombreuses cloches en bronze, des poteries et une grande ancre en fer.

Une pierre de gemme rouge qui aurait été fixée à une bague dans le passé a aussi été retrouvée avec une lyre gravée – connue dans la tradition juive sous le nom de « Harpe » ou « lyre » de David et dans la mythologie grecque sous celui de « Lyre d’Apollon ».

Une pierre de gemme découverte au large de la côte de Césarée, sur laquelle est gravée une lyre. (Crédit : Yaniv Berman/Autorité israélienne des antiquités)

Eskozido a aussi lancé un appel aux plongeurs, aux apnéistes et autres nageurs qui s’aventurent le long des côtes israéliennes leur demandant d’informer l’IAA de toute découverte potentielle d’artéfacts et de se montrer attentifs.

« Nous lançons un appel aux plongeurs : Si vous tombez sur une trouvaille ancienne, notez bien où vous l’avez découverte, laissez-la où elle se trouve et avertissez-nous immédiatement », a-t-il déclaré.

« La découverte et l’examen des objets sur le lieu même où ils sont trouvés sont d’une importance énorme du point de vue archéologique et parfois, même une petite trouvaille peut en entraîner une grande ».

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