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Des députés espagnols de Catalogne accusent Israël « d’apartheid »

Les médias pro-palestiniens saluent un vote « historique », sans mention du boycott d’Israël, jugé illégal par plusieurs tribunaux espagnols, rejeté par les députés centristes

Manifestation BDS contre Israël à Barcelone, en Espagne, en juin 2014. (Crédit : Capture d’écran YouTube)
Manifestation BDS contre Israël à Barcelone, en Espagne, en juin 2014. (Crédit : Capture d’écran YouTube)

La commission des affaires étrangères du Parlement de Catalogne, deuxième région la plus peuplée d’Espagne, accuse Israël de commettre un « apartheid ».

A été adopté jeudi, à Barcelone, un projet de résolution soumis il y a des mois par des politiciens d’extrême gauche. Près de la moitié des 30 députés qui siègent à la commission ont voté pour, plusieurs autres contre et d’autres encore se sont abstenus, ce qui a abouti à l’adoption de la résolution.

Les partis politiques sont représentés au sein de la commission en fonction de leur importance électorale, ce qui signifie que le vote pourrait refléter la position de la majorité des 135 députés du Parlement de Catalogne. La question n’a toutefois pas été soumise au vote en assemblée plénière.

Les médias pro-palestiniens ont indiqué que ce vote constituait une véritable première au sein de l’Union européenne.

En 2012, la commission des affaires étrangères du parlement Français avait publié un rapport accusant Israël de mettre en œuvre des politiques « d’apartheid » en Cisjordanie.

La résolution de jeudi ne fait aucune mention du boycott d’Israël, que plusieurs tribunaux espagnols ont jugé illégal, mais stipule que « le système appliqué par Israël aux territoires occupés est contraire au droit international et équivaut au crime d’apartheid tel que défini dans le Statut de Rome de la Cour pénale internationale ».

ACOM, un groupe pro-israélien actif en Espagne, a qualifié le vote
« d’ignominie qui accuse d’apartheid une nation dotée d’une société pluraliste et diversifiée ».

Ensemble pour la Catalogne, le parti de coalition centriste dont les membres ont voté contre la résolution, a écrit sur Twitter rejeter formellement la qualification d’apartheid.

« Le terme d’apartheid ne reflète pas la situation sur le terrain et ne facilite en rien la recherche d’une solution. Nous souhaitons une solution à deux États, juste, pacifique, en dialogue et conforme au droit international », a écrit un porte-parole du parti.

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