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Des étudiants juifs recouvrent les murs de Paris de photos d’otages français de Gaza

Les Juifs de France ont été très touchés par le massacre du Hamas, avec 24 morts et 7 otages ; pour l'UEJF, les Juifs, mais aussi la liberté et la démocratie sont visés et menacés

Des personnes regardant des images montrant des otages détenus par des terroristes à Gaza, sur des affiches accrochées par l'UEJF (Union des étudiants juifs de France), à Paris, en France, le 16 octobre 2023. (Crédit : Michel Euler/AP Photo)
Des personnes regardant des images montrant des otages détenus par des terroristes à Gaza, sur des affiches accrochées par l'UEJF (Union des étudiants juifs de France), à Paris, en France, le 16 octobre 2023. (Crédit : Michel Euler/AP Photo)

Le principal syndicat d’étudiants juifs de France a placardé les murs de Paris d’affiches portant les visages de citoyens français qui, capturés lors d’un massacre brutal dans le sud d’Israël la semaine dernière, sont retenus en otage par le groupe terroriste palestinien du Hamas. Le mot « Kidnappé » est inscrit sur une bannière rouge en haut de chaque photo.

On sait très peu de choses sur les otages détenus dans la bande de Gaza et on ignore même s’ils sont encore en vie. Un porte-parole militaire a déclaré lundi qu’Israël avait informé les familles de 199 otages.

Certains foyers français, dont la population juive est la plus importante d’Europe occidentale, ont été directement touchés par la guerre entre Israël et le groupe terroriste palestinien.

Selon un dernier bilan, 24 citoyens français ont été tués et 7 sont portés disparus.

L’action de l’Union des étudiants juifs de France (UEJF) à Paris fait suite à une campagne similaire menée par des Juifs à Londres, où des centaines de bénévoles ont récemment affiché dans la ville des tracts portant des images de citoyens britanniques qui auraient été pris en otage.

Les images, sur lesquelles figurent des enfants, ont été déployées à grande échelle pour faire connaître les détails de l’atrocité au-delà de la communauté juive, ont expliqué les organisateurs au journal britannique Jewish News. Signe d’une contestation croissante de la guerre, deux femmes ont été vues dans des vidéos mises en ligne le week-end dernier en train d’arracher les affiches avec colère.

La ministre française des Affaires étrangères, Catherine Colonna, s’exprimant lors d’une conférence de presse au Palais des pins, résidence de l’ambassadeur de France, à Beyrouth, au Liban, le 16 octobre 2023. (Crédit : Hassan Ammar/AP Photo)

« Il ne s’agit pas du conflit israélo-palestinien. Il s’agit d’une organisation terroriste qui s’attaque à un État libre et démocratique », a déclaré Samuel Lejoyeux, président de l’UEJF, en jetant un coup d’œil à la cinquantaine d’affiches placardées sur les murs près de l’Institut de médecine, sur la rive gauche.

Le syndicat a principalement ciblé les universités, où le débat sur la guerre est très animé. Un professeur a récemment fait l’objet de mesures disciplinaires pour avoir exprimé son soutien au groupe terroriste palestinien du Hamas.

Sylvie Retailleau, ministre française de l’Enseignement supérieur, s’en est pris aux professeurs et à d’autres personnes du milieu universitaire pour s’être éloignés de la position pro-Israël de la France dans cette guerre.

Deux jours après que les terroristes du Hamas ont lancé leur attaque brutale contre Israël, Retailleau a épinglé une lettre sur la plate-forme X adressée aux doyens d’université leur demandant de prendre des mesures disciplinaires – et juridiques – contre ceux qui enfreignent la loi française, y compris de porter des affaires devant les procureurs.

« Ce n’est pas une question juive. Tout le monde doit agir et être avec nous », a déclaré Lejoyeux, leader du syndicat étudiant. Il a affirmé qu’une minorité de personnes considèrent les expressions de solidarité avec Israël comme « un acte de sionisme ».

« Ce ne sont pas seulement les Juifs qui sont visés, ce sont les valeurs de démocratie et de liberté que la France a en commun avec Israël », a déclaré Lejoyeux.

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