Des ex-responsables israéliens accusent Israël de vouloir un seul État
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Des ex-responsables israéliens accusent Israël de vouloir un seul État

Des commandants de la sécurité d'Israël, menés par le héros de la guerre de Kippour Amnon Reshef, sillonnent les États-Unis pour dénoncer l'annexion de la Cisjordanie

Le major-général à la retraite Amnon Reshef du groupe Commandants pour la Sécurité d'Israël lors d'une conférence de presse à Tel Aviv le 11 mars 2015, où le groupe a critiqué la conduite sécuritaire et politique du Premier ministre Benjamin Netanyahu (Crédit : (Ben Kelmer/Flash90)
Le major-général à la retraite Amnon Reshef du groupe Commandants pour la Sécurité d'Israël lors d'une conférence de presse à Tel Aviv le 11 mars 2015, où le groupe a critiqué la conduite sécuritaire et politique du Premier ministre Benjamin Netanyahu (Crédit : (Ben Kelmer/Flash90)

WASHINGTON (JTA) – Un groupe juif pro-israélien progressiste américain a parrainé une tournée d’anciens hauts responsables de la sécurité israélienne auprès des communautés juives américaines. Ils affirment qu’Israël emprunte un chemin catastrophique et que la solution à deux États a disparu.

Trois anciens responsables des Commandants pour la sécurité d’Israël, qui en comptent des dizaines, rencontreront les dirigeants des fédérations juives à Washington, New York, Chicago, Los Angeles et Boston. La délégation, accueillie aux États-Unis par l’Israel Policy Forum, s’est également entretenue mercredi avec les membres du Congrès et leurs équipes, à Washington.

Les trois anciens hauts responsables en tournée aux États-Unis sont Nimrod Novik, ancien conseiller supérieur de Shimon Peres, l’ancien Premier ministre et président israélien, le Colonel Shaul Arieli, ancien négociateur en chef avec les Palestiniens et le Major général Avi Mizrahi, ancien commandant central.

Le groupe est conduit par le major-général Amnon Reshef, un héros de la guerre de Kippour de 1973.

Les commandants de la Sécurité d’Israël ont publié une étude de 46 pages qui affirme que le gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu s’oriente vers l’annexion d’une partie ou peut-être de la totalité de la Cisjordanie.

Des exemples historiques et des analyses économiques et militaires ont été utilisés pour soutenir que l’annexion serait une voie débouchant vers la guerre, une économie paralysée et l’isolement diplomatique d’Israël.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (à droite) et le ministre de l’Éducation Naftali Bennett lors de la réunion hebdomadaire du cabinet à Jérusalem, le 31 août 2015. (Marc Israel Sellem/Pool/Flash90)

L’étude, intitulée « Ramifications of West Bank Annexation : Security and Beyond » sera publiée dans une version plus longue de 400 pages au cours des prochains mois.

Les commandants de la sécurité israélienne ont planifié ce rapport de manière à ce que la possibilité d’une annexion devienne un problème avant les élections à la Knesset l’année prochaine.

Reshef a écrit dans l’étude que l’annexion serait « imprudente » et « conduirait à la fin de la vision sioniste d’Israël comme un État sûr et démocratique avec une majorité juive assurée pour les générations à venir. »

Netanyahu n’a pas exclu la solution à deux États, mais a déclaré qu’Israël doit maintenir le contrôle de la sécurité sur la Cisjordanie. Un certain nombre de ses ministres, sous la direction de Naftali Bennett, ministre de l’Éducation, ont plaidé en faveur de l’annexion de parties importantes de la Cisjordanie.

L’administration Trump tente de relancer les pourparlers de paix israélo-palestiniens.

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