Des footballeurs se rencontrent dans le but d’éliminer le racisme du sport
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Des footballeurs se rencontrent dans le but d’éliminer le racisme du sport

L’évènement organisé par l’UEFA vise à rapprocher des jeunes et des joueurs juifs et arabes

Des enfants juifs et arabes s'entrainent ensemble à Jérusalem, dans le cadre du programme Kick It Out pour éliminer le racisme dans le milieu du football. (Crédit : Yossi Zamir)
Des enfants juifs et arabes s'entrainent ensemble à Jérusalem, dans le cadre du programme Kick It Out pour éliminer le racisme dans le milieu du football. (Crédit : Yossi Zamir)

Des footballeurs israéliens et des enfants juifs et arabes s’entraineront ensemble à Haïfa mercredi à l’occasion d’un tournoi de football multi-ethnique et d’une conférence sur la façon de lutter contre le racisme dans le sport.

Cet évènement s’intègre à la semaine d’action anti-racisme à travers l‘Europe sous l’égide de l’UEFA et de l’organisation partenaire FARE (Football Against Racism in Europe).

Raluca Negulescu, vice-président du conseil d’administration de FARE, se joindra au jeunes et aux joueurs à Haïfa.

C’est l’association New Israel Fund qui est à l’origine de cet évènement, avec sa campagne anti-discrimination « Kick It Out Israel », en collaboration avec l’Association de Football israélien, l’association des Footballeurs, les deux équipes de Haïfa et la municipalité.

À midi, un panel s’est réuni dans les locaux de l’école secondaire Leo Baeck de Haïfa et discutera de questions ayant trait au racisme dans le sport israélien.

Elisha Levy, manager de l’équipe nationale israélienne ; Dekel Keinan, joueur international israélien, du Maccabi Haïfa ; Yossi Dora, capitaine du Maccabi Haïfa ; Ahmed Abed footballeur, qui joue pour Hapoel Ironi Kiryat Shmona ; Michal Ravitz, ancienne joueuse internationale ; et l’ancien milieu de terrain de l’équipe nationale Abbas Suan prendront la parole au cours de cette rencontre.

130 enfants juifs et arabes, issus de six équipes impliquées dans des projets qui ont été récemments récompensés par la campagne ‘Kick It Out’, s’affronteront dans un tournoi à Kiryat Haïm, au nord de Haïfa, devant un public de jeunes arabes et de jeunes juifs. Edna Bekenstein, présidente du Conseil de la Prévention de la violence dans le sport assistera également aux matchs.

Le racisme dans le football israélien a été influencé par le conflit israélo-palestinien.

Au cours des dernières années, les matchs qui opposaient Bnei Sakhnin (le seul club israélien de première division représentant une ville arabe) et le Beitar Jérusalem (qui a été marqué par de la violence de la part d’une solide organisation de supporters racistes), ont nécessité la mobilisation de 600 officiers de police, de vigiles privés, de détectives infiltré, chargés de s’assures que les supporters ne s’affrontent pas en marge des matchs.

Les supporters du Beitar Jérusalem ont composé, et souvent chanté une litanie de chants racistes, parmis lesquels « Muhammad est mort » et « Mort aux arabes ».

En mai, un groupe de supporters du Beitar on lancé des bombes fumigènes et pétards sur le terrain après la défaite (3-0) de leur équipe face aux joueurs de Bnei Sakhnin, lors d’un match particulièrement chargé de tensions raciales.

Affrontements entre des supporters du Beitar Jérusalem et les forces de police au Stade Teddy à Jérusalem, le 1er mai 2016. (Crédit : capture d'écran Youtbe/ONE)
Affrontements entre des supporters du Beitar Jérusalem et les forces de police au Stade Teddy à Jérusalem, le 1er mai 2016. (Crédit : capture d’écran Youtbe/ONE)

En avril, les tensions entre juifs et arabes se sont enflammées après que les prolongations d’un matche des séries éliminatoires entre les clubs de Bnei Sakhnin et du Maccabi Tel Aviv se transforment en rixe sur le terrain. Les responsables et le personnel des deux clubs ont été convoqués par le tribunal disciplinaire de l’association nationale de football.

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