Des frappes israéliennes près d’Alep, selon un média d’Etat syrien
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Des frappes israéliennes près d’Alep, selon un média d’Etat syrien

L'agence de presse officielle SANA a affirmé que le système de défense antiaérien avait abattu des missiles près de cette ville du nord du pays ; il n'y a eu ni dégâts, ni blessés

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

La défense aérienne syrienne répond aux présumés missiles israéliens visant le sud de la capitale Damas, le 20 juillet 2020. (AFP)
La défense aérienne syrienne répond aux présumés missiles israéliens visant le sud de la capitale Damas, le 20 juillet 2020. (AFP)

Des avions israéliens ont lancé un certain nombre de missiles sur des cibles situées à proximité de la ville syrienne d’Alep aux premières heures de la matinée de vendredi, ont indiqué les médias d’Etat syriens.

Ils ont fait savoir que ces frappes avaient visé des cibles non-précisées dans la ville d’al-Safirah, au sud-est d’Alep – un secteur qui hébergeait à une époque une usine de production de missiles du régime syrien.

Il n’y aurait pas eu de blessés.

L’armée israélienne n’a pas commenté ces frappes présumées conformément à sa politique de longue date qui consiste à ne pas confirmer ou infirmer ses activités en Syrie.

Alep est une ville majeure du nord de la Syrie, située à proximité de sa frontière avec la Turquie. C’est un site qui n’a été que rarement pris pour cible par des raids israéliens.

Il est difficile de dire pour le moment ce qui a été exactement touché lors de ces frappes présumées.

L’agence de presse de l’Etat syrien, SANA, a cité une source militaire qui aurait déclaré que le système de défense antiaérien avait détruit la plupart des missiles israéliens avant que ces derniers n’atteignent leurs cibles. Les analystes de la guerre syrienne estiment généralement que ces revendications d’interception des projectiles qui émanent de l’armée syrienne sont mensongères.

Au début du mois, SANA avait indiqué que les militaires israéliens avaient lancé des missiles sur des cibles situées à proximité de la ville de Homs, dans le centre du pays.

Selon l’agence de presse officielle, les avions israéliens avaient lancé « une série de missiles » sur la base militaire T-4, la plus grande de la Syrie, depuis le secteur d’al-Tanf, une région syrienne située près de la frontière avec l’Irak et contrôlée par les Etats-Unis.

Selon un groupe d’opposition syrien, le raid avait tué 16 combattants soutenus par l’Iran.

L’armée israélienne affirme depuis longtemps que la base T-4, connue aussi sous le nom de base de Tiyas, est utilisée par la république islamique pour le transport d’armes dans toute la région, notamment en direction du puissant groupe terroriste du Hezbollah, et pour mener ses propres opérations.

Les frappes présumées qui ont eu lieu le 2 septembre sont survenues deux jours après une attaque aux missiles attribuée à Israël et qui a visé des cibles situées dans le sud de la Syrie, qui ont tué au moins deux soldats syriens. Une femme, une civile, a également été tuée après qu’un missile antiaérien syrien s’est abattu sur son habitation.

L’attaque du 31 août paraissait être la première frappe présumée d’Israël sur des cibles en Syrie depuis un raid qui a eu lieu le 20 juillet, au cours duquel un combattant du Hezbollah a été tué – ce qui a conduit le groupe terroriste libanais à promettre de se livrer à des représailles et qui a fait naître des tensions entre les deux parties, des tensions encore fortes aujourd’hui.

Israël a effectué des centaines de frappes en Syrie depuis le début de la guerre civile en 2011. L’Etat juif a pris pour cible des troupes gouvernementales, des forces iraniennes alliées du régime et des combattants du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah.

Israël ne confirme que rarement les détails de ses opérations en Syrie. Le pays considère toutefois la présence de l’Iran – qui soutient le président Bashar al-Assad – et du Hezbollah sur ce territoire comme une menace, affirmant que l’armée continuerait ses frappes.

Suite à l’attaque du mois de juillet qui a tué un combattant du Hezbollah, les militaires israéliens étaient passés en état d’alerte élevé le long de la frontière libanaise, se préparant à une frappe du groupe. Selon l’armée israélienne, le groupe terroriste a depuis tenté de se venger à plusieurs reprises dans les semaines qui ont suivi, prenant pour cible des soldats israéliens.

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