Des graffitis racistes sur les murs d’une mosquée dans le nord de la Cisjordanie
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Des graffitis racistes sur les murs d’une mosquée dans le nord de la Cisjordanie

Des vandales ont aussi crevé des pneus dans le village de Krayot, près de Shiloh ; les médias palestiniens rapportent que des oliviers ont été déracinés dans un incident distinct

Graffiti en hébreu portant la mention "Les Juifs ne se taisent pas" sur le mur d'une mosquée du village palestinien de Krayot, en Cisjordanie, le 10 octobre 2018. (Bashar Karioti, Rabbis for Human Rights)
Graffiti en hébreu portant la mention "Les Juifs ne se taisent pas" sur le mur d'une mosquée du village palestinien de Krayot, en Cisjordanie, le 10 octobre 2018. (Bashar Karioti, Rabbis for Human Rights)

Des graffitis en hébreu ont été découverts mercredi sur les murs d’une mosquée du village de Krayot, dans le nord de la Cisjordanie, près de l’implantation israélienne de Shiloh, lors d’une attaque où les pneus de sept véhicules ont également été crevés.

Les slogans comportaient les phrases « Nous prendrons notre destin en main » et « Les Juifs ne se taisent pas ».

Une étoile de David a également été peinte sur l’un des véhicules du village palestinien.

Les caméras de sécurité ont enregistré trois suspects entrant et sortant du village pendant la nuit.

L’incident est survenu après que deux Israéliens ont été tués par balle par un terroriste palestinien lors d’une attaque terroriste perpétrée dans le parc industriel de Barkan, en Cisjordanie, dimanche dernier. Le terroriste s’est échappé et une grande chasse à l’homme se poursuivait mercredi.

Les attaques des extrémistes juifs font souvent suite à des actes de terrorisme palestiniens ou à la démolition par l’État de maisons d’habitation illégales dans les implantations en Cisjordanie.

Dans un communiqué, l’organisation de gauche Rabbis for Human Rights a dénoncé « le faible taux d’arrestation, de poursuite et, plus encore, de punition sévère pour ceux qui commettent ces crimes de haine ».

« Les délinquants sont des organisations et des particuliers, et la défaillance, c’est le système », a déclaré l’organisation israélienne de défense des droits de l’homme.

Lors de deux autres incidents, des habitants de villages israéliens auraient attaqué une localité du centre de la Cisjordanie mercredi et un agriculteur palestinien aurait découvert que certains de ses oliviers avaient été vandalisés.

Les habitants arabes du village d’Urif ont signalé à l’ONG d’extrême gauche Yesh Din que vers 9h30, un groupe d’Israéliens de l’implantation de Yitzhar serait entré dans leur village et aurait lancé des pierres contre une école située du côté Est d’Urif.

« De là, ils ont continué jusqu’au village et jeté des pierres sur les maisons », a déclaré un porte-parole de Yesh Din au Times of Israel. « Les vitres de trois maisons ont été brisées et un véhicule a également été endommagé. Les occupants n’étaient pas chez eux à ce moment-là, si bien que personne n’a été blessé. »

Une voiture endommagée dans le village palestinien d’Urif, 10 octobre 2018. (Yesh Din)

Les habitants ont déclaré à Yesh Din que les soldats israéliens avaient été témoins de l’incident, mais qu’ils n’étaient intervenus qu’en utilisant des moyens de dispersion pour éloigner les Palestiniens qui avaient commencé à se rassembler en masse sur les lieux.

Deux enfants auraient été atteints par des balles en caoutchouc et trois autres souffriraient d’inhalation de gaz lacrymogène, selon les témoignages des Palestiniens, a déclaré le porte-parole.

Mercredi également, un agriculteur du village palestinien de Bruqin, dans le nord de la Cisjordanie, a déclaré au Times of Israel que des résidents des implantations avaient déraciné quelque 40 de ses oliviers.

Jamal Othman Salameh a déclaré que les dégâts avaient probablement été causés il y a quelques jours et a émis l’hypothèse que les auteurs venaient de l’avant-poste israélien de Bruchin situé à proximité.

Salameh a déclaré à l’agence de presse palestinienne Maan que les habitants de Bruchin tentent d’intimider les agriculteurs arabes pour qu’ils quittent les lieux afin d’agrandir leur village. Toujours selon Salamah, au cours des deux dernières années, les Israéliens auraient endommagé plus de 250 oliviers dans la région.

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