Des institutions culturelles françaises accusées de discrimination contre des Israéliens
Rechercher
Jusqu’où ira le boycott d’Israël ?

Des institutions culturelles françaises accusées de discrimination contre des Israéliens

Le Louvre et la Sainte Chapelle auraient refusé d'accueillir des étudiants de l'université de Tel-Aviv

Vue aérienne du Palais du Louvre (Crédit : CC BY-SA 3.0/Wikimedia commons)
Vue aérienne du Palais du Louvre (Crédit : CC BY-SA 3.0/Wikimedia commons)

Une enquête a été ouverte au parquet de Paris, faisant état de soupçons d’actes de discrimination à l’encontre d’un groupe d’étudiant de l’université de Tel-Aviv, rapporte le quotidien Libération.

Les faits auraient eu lieu au mois de mai, lorsque Sefy Hendler, professeur de cette même université, préparait le voyage d’étudiants en histoire de l’art à Paris. Le but du voyage était de faire découvrir les principales institutions culturelles françaises.

Se faisant, le professeur s’est adressé aux services de réservation du Louvre et de la Sainte-Chapelle afin de pouvoir programmer une visite collective. Les deux institutions répondent par la négative et ne tentent aucunement de trouver un arrangement.

A la suite de ces réponses négatives, Sefy Hendler, suspicieux, s’adresse à nouveau aux deux institutions mais en se faisant passer, cette fois, pour des instituts fictifs : « L’institut de l’art à Florence » et « l’Abu Dhabi Art History College ». Cette fois, les réponses sont positives.

Sefy Hendler contacte alors François Heilbronn, professeur de sciences politiques et président des Amis français de l’Université de Tel-Aviv. Ce dernier constitue un dossier et l’envoie au président-directeur du Louvre, Jean-Luc Martinez et au Centre des monuments nationaux, Philippe Bélaval.

Ce dossier est également envoyé à Fleur Pellerin, actuelle ministre de la Culture.

Une enquête interne est alors ouverte au sein du Louvre et de la Sainte-Chapelle. Le Louvre met cette malencontreuse décision sur le dos d’un système de réservation automatisée.

La Sainte-Chapelle, quant à elle, remet en cause le manque de « rigueur et de professionnalisme » du système de réservation, sans pour autant considérer qu’il s’agisse d’un acte de discrimination à l’égard des étudiants israéliens.

Haaretz rapporte les propos du professeur de l’université de Tel-Aviv  : « C’est clair pour moi, que quand on dit ‘non’ à des Israéliens, il s’agit d’un acte de discrimination et d’un acte raciste. Ils ne prennent pas en compte si tu es de gauche ou de droite. Ils ne veulent simplement pas avoir à faire à des Israéliens. C’est un incident que je ne comprends tout simplement pas. »

Pour François Heilbronn, la réponse donnée n’est pas à la hauteur de la gravité des faits.

Le préfet d’Ile-de-France, Jean-François Carenco, est alors saisi de l’affaire et décide d’ouvrir une enquête devant le parquet de Paris. Cette discrimination constitue un délit punissable par la loi française si les faits sont avérés.

L’université de Tel-Aviv remercie François Heilbronn et dit s’assurer que ses étudiants aient bien accès à tous les lieux de la planète où des recherches sont conduites.

Libération assure que le voyage du groupe israélien aura bien lieu, fin juin, comme prévu. Et qu’ils visiteront le Louvre et la Sainte-Chapelle.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...