Des Israéliens testés positifs au Coronavirus sur le Diamond Princess
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Des Israéliens testés positifs au Coronavirus sur le Diamond Princess

Les autorités japonaises ont indiqué au ministère de la Santé que trois passagers israéliens du bateau de croisière placés en quarantaine font partie des nouveaux cas

Les membres des forces d'auto-défense japonaises marchent vers le navire de croisière Diamond Princess mis en quarantaine sur le port de Yokohama au Japon, le 9 février 2020 (Crédit :  AP Photo/Eugene Hoshiko)
Les membres des forces d'auto-défense japonaises marchent vers le navire de croisière Diamond Princess mis en quarantaine sur le port de Yokohama au Japon, le 9 février 2020 (Crédit : AP Photo/Eugene Hoshiko)

Il a été confirmé dimanche que des Israéliens ont été contaminés par le coronavirus – une première. Le ministère de la Santé a fait savoir que trois passagers israéliens se trouvant à bord d’un bateau de croisière, au large du Japon, avaient été testés positifs à la maladie.

Le ministère de la Santé a fait savoir dans un communiqué que les autorités japonaises avaient indiqué que les trois malades ne montraient que des symptômes modérés.

Le ministère des Affaires étrangères a annoncé que deux des passagers israéliens avaient été débarqués pour être soignés, confirmant que ces derniers avaient été testés positifs au virus. Il est impossible de dire si le troisième ressortissant de l’Etat juif a été, lui aussi, pris en charge à l’hôpital.

Un bus avec un chauffeur portant un équipement de protection entier quitte le quai d’amarrage du bateau de croisière Diamond Princess, dans le port de Yokohama, le 14 février 2020. (Crédit : CHARLY TRIBALLEAU / AFP)

Dimanche matin, le ministre japonais de la Santé a indiqué que le nombre de personnes infectées par le coronavirus sur le navire placé en quarantaine s’élevait dorénavant à 355.

« Jusqu’à présent, nous avons mené des tests sur 1 219 individus. Sur ce nombre total, 355 ont eu des résultats positifs. Et 73 d’entre eux n’affichent aucun symptôme », a déclaré Katsunobu Kato lors d’une table ronde retransmise sur la chaîne publique NHK — ce qui représente une augmentation de 70 personnes par rapport au dernier bilan gouvernemental.

Ces derniers chiffres suivent la déclaration faite par les Etats-Unis que l’Amérique se préparerait à rapatrier certains de ses citoyens bloqués sur le Diamond Princess, placé en quarantaine depuis le 5 février au port de Yokohama, à proximité de Tokyo.

Hong Kong a également fait savoir qu’il donnerait à ses 330 ressortissants qui se trouvent actuellement à bord l’opportunité de revenir « le plus tôt possible ».

« Sur la base du nombre élevé de cas de COVID-19 qui ont été identifiés à bord du Diamond Princess, le département de la Santé a évalué que les passagers et les membres de l’équipage qui s’y trouvent ont un risque élevé d’exposition à la maladie », a dit l’ambassade américaine dans un courrier adressé à ses passagers.

Israël, pour sa part, a échoué à négocier le retour de ses citoyens qui se trouvent à bord du bateau de croisière.

« Le message des Américains renforce notre sentiment concernant ceux, parmi nos proches, qui se trouvent sur le bateau : le sentiment que la quarantaine sur le navire est inappropriée, inefficace et dangereuse », a commenté Yoni Levy, dont la mère et la sœur se trouvent à bord du Diamond Princess, auprès du site d’information Ynet dans la journée de samedi.

« Nous espérons que les actions des Américains entraîneront le rapatriement des Israéliens qui pourront être placés à l’isolement en Israël », a-t-elle ajouté.

Selon le site d’information, l’ambassade israélienne à Tokyo a fait savoir aux 15 passagers israéliens du Diamond Princess que les autorités japonaises voulaient évacuer tous les voyageurs du navire jeudi soir au plus tard.

Selon le dernier bilan diffusé dimanche par les autorités chinoises, la pneumonie virale COVID-19 a provoqué la mort de 1 665 personnes en Chine continentale (hors Hong Kong et Macao), sur un total de 68 500 cas de contamination recensés sur le territoire.

La plupart des décès ont été constatés dans la province du Hubei (centre), foyer de l’épidémie apparue en décembre dans son chef-lieu Wuhan.

Seuls quatre décès ont été enregistrés ailleurs dans le monde : un sur le territoire chinois semi-autonome de Hong Kong et les trois autres respectivement au Japon, aux Philippines et en France.

L’AFP a contribué à cet article.

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