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Des médecins israéliens demandent à être vaccinés contre la variole du singe

Un praticien d'un hôpital de Tel Aviv a été infecté alors qu'il testait des patients potentiellement infectés par le virus

Des flacons vides de vaccins contre la variole du singe sur une table après avoir été utilisés pour vacciner des personnes dans un centre hospitalier de Barcelone, en Espagne, le 26 juillet 2022. (Crédit : AP/Francisco Seco)
Des flacons vides de vaccins contre la variole du singe sur une table après avoir été utilisés pour vacciner des personnes dans un centre hospitalier de Barcelone, en Espagne, le 26 juillet 2022. (Crédit : AP/Francisco Seco)

Le personnel médical chargé de procéder aux tests de dépistage de la variole du singe à l’hôpital Ichilov de Tel Aviv a demandé au ministère de la Santé d’avoir accès au vaccin contre le virus, après qu’un médecin a été infecté en début de semaine alors qu’il manipulait un échantillon, ont rapporté jeudi les médias israéliens.

Le médecin portait un équipement de protection complet lorsqu’il testait des patients et a probablement été exposé au virus en retirant ses gants, a rapporté la chaîne publique Kan, d’après une enquête épidémiologique.

Le Dr Roy Zucker, spécialiste des maladies infectieuses et chef du service de médecine LGBTQ de la caisse de santé Clalit, a déclaré à la chaîne publique Kan que le personnel médical devrait être vacciné contre la variole du singe.

Les chercheurs qui travaillent sur la variole du singe sont en contact étroit avec des patients potentiellement infectés. Cependant, les directives du ministère de la Santé déterminent que le vaccin doit être administré en priorité aux hommes atteints du VIH ou d’autres maladies sexuellement transmissibles, et à ceux qui ont des relations sexuelles avec d’autres hommes (MSM), le groupe le plus à risque de contracter le virus.

Kan a indiqué que le ministère de la Santé envisageait désormais d’élargir l’accès aux vaccins.

Selon les dernières données du ministère de la Santé, 160 personnes ont contracté le virus en Israël depuis le début de l’épidémie en mai, tandis que l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a signalé plus de 25 800 cas confirmés dans 70 pays non endémiques.

Cette image fournie par le National Institute of Allergy and Infectious Diseases (NIAID) montre une micrographie électronique à transmission colorisée de particules de variole du singe (rouge) trouvées dans une cellule infectée (bleu), cultivée en laboratoire à l’Integrated Research Facility (IRF) du NIAID à Fort Detrick, dans le Maryland. (Crédit : NIAID via AP)

La variole du singe est caractérisée par une éruption cutanée qui peut ressembler à des pustules ou à des cloques et c’est de là que peut se faire la transmission. La maladie se transmet habituellement par contact de peau à peau.

En juillet, l’OMS a déclaré que la récente épidémie de variole du singe, qui se propage dans plus de 70 pays, est un « évènement extraordinaire » qui relève de l’urgence mondiale, une déclaration qui pourrait aggraver la course aux rares vaccins.

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