Rechercher

Des militants anti-Netanyahu agressés lors de deux manifestations distinctes

La police a ouvert une enquête après que les victimes ont déclaré avoir été frappées avec des casques de moto près de Hod Hasharon

Un manifestant anti-Netanyahu agressé à Hod Hasharon, le 17 septembre 2022. (Crédit : Autorisation)
Un manifestant anti-Netanyahu agressé à Hod Hasharon, le 17 septembre 2022. (Crédit : Autorisation)

Des Israéliens qui ont manifesté contre un retour du chef du Likud, Benjamin Netanyahu, au poste de Premier ministre ont déclaré avoir été agressés lors de deux incidents distincts, samedi soir.

Ce n’est pas la première fois que de telles agressions ont lieu ce mois-ci. En effet, des manifestants anti-Netanyahu se sont faits caillasser lors d’une manifestation similaire en bord de route, le 3 septembre. La police avait interpellé un père et son fils âgé de 16 ans suite à cette attaque à Rishon Lezion, dans laquelle deux manifestants ont été légèrement blessés.

Le premier des deux incidents survenus samedi après-midi a eu lieu sur le pont Ramat Hadar sur la route 4, à l’extérieur de Hod Hasharon, où une vingtaine de personnes ont organisé l’un des nombreux rassemblements qui ont lieu chaque semaine sur les ponts et carrefours du pays.

Les militants ont déclaré qu’un groupe de contre-manifestants sont arrivés sur les lieux à VTT et à motos. Les suspects leur ont balancé leurs casques au visage, leur ont asséné des coups de poing et jeté certains d’entre eux au sol. Une personne a été légèrement blessée.

L’un des manifestants a déclaré au site d’information Ynet que les VTT et les motos n’avaient pas de plaques d’immatriculation. « L’un d’eux a donné un coup de pied à l’un des manifestants plus âgés. Je me tenais au milieu du pont, le bloquant pour qu’il ne puisse pas passer. Il m’a alors frappé à la tête avec son casque. C’est ça la réalité en Israël, en 2022 », a-t-il déclaré.

La police a été appelée sur les lieux mais est arrivée après que les suspects ont réussi à s’enfuir. Une enquête a été ouverte.

Lors d’un autre incident au carrefour HaOgen, à l’extérieur de Netanya, une militante anti-Netanyahu a déclaré qu’un jeune homme était sorti de sa voiture et avait commencé à l’insulter. Il a ensuite craché sur la femme, a attrapé sa pancarte sur laquelle on pouvait lire « Non à Bibi. Oui au changement » et y a mis le feu. Il n’a pas été précisé si la police avait également ouvert une enquête sur cette altercation.

L’organisation de gauche « Crime minister », qui participe à l’organisation de ces manifestations hebdomadaires, a déclaré après coup, que « lorsque le diffuseur à poison de Netanyahu incite et normalise les éléments les plus extrêmes, il n’est pas étonnant que la violence se répande. Cependant, nous ne nous laisserons pas décourager. Nous reviendrons en masse sur les ponts et aux carrefours pour nous assurer qu’il ne revienne pas ».

Les militants anti-Netanyahu ont été physiquement attaqués dans le passé par des activistes d’extrême-droite, notamment au plus fort de leurs manifestations en 2020, lorsque le chef de l’opposition actuelle était encore Premier ministre.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...