Israël en guerre - Jour 199

Rechercher

Des milliers de manifestants à Madrid pour réclamer un cessez-le-feu à Gaza

Six ministres du gouvernement du Premier ministre socialiste Pedro Sanchez étaient présents parmi les 3 000 manifestants, bien moins que les 20 000 participants à la précédente manifestation dans la capitale espagnole en janvier

Des manifestants brandissant des drapeaux palestiniens et des pancartes lors d'une manifestation de soutien au peuple palestinien, à Madrid, en Espagne, le 17 février 2023. (Crédit : AFP)
Des manifestants brandissant des drapeaux palestiniens et des pancartes lors d'une manifestation de soutien au peuple palestinien, à Madrid, en Espagne, le 17 février 2023. (Crédit : AFP)

Des milliers de personnes, parmi lesquels six ministres du gouvernement espagnol, ont défilé samedi dans les rues de Madrid pour réclamer un cessez-le-feu immédiat dans la guerre entre Israël et le groupe terroriste islamiste palestinien du Hamas.

Sous un soleil radieux, la foule a parcouru la capitale espagnole de la gare d’Atocha à la place Plaza del Sol, dans le centre-ville, derrière une grande banderole sur laquelle on pouvait lire « Liberté pour la Palestine ».

Beaucoup brandissaient des drapeaux palestiniens ou portaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « Paix pour la Palestine » et « N’ignorez pas les souffrances des Palestiniens ».

Six ministres du gouvernement du Premier ministre socialiste Pedro Sanchez étaient présents : cinq membres du parti d’extrême gauche Sumar, ses partenaires dans la coalition, ainsi que le ministre des Transports Oscar Puente, du Parti socialiste.

« Nous avons besoin d’un cessez-le-feu immédiat, de la fin de la tuerie et des attaques contre des innocents, nous devons parvenir à la libération de tous les otages », a déclaré M. Puente aux journalistes au début de la marche.

Environ 3 000 personnes y ont au total participé, selon la délégation du gouvernement central à Madrid. Un nombre bien inférieur à celui – quelque 20 000 – de la précédente manifestation dans la capitale espagnole le 27 janvier.

Certains scandaient : « Du fleuve à la mer, la Palestine sera libre ! », un slogan que leurs détracteurs interprètent comme étant un appel à l’élimination d’Israël.

« Ce n’est pas une guerre, c’est un génocide ! », ont également crié certains.

La guerre à Gaza a éclaté lorsque le Hamas a envoyé 3 000 terroristes armés en Israël, le 7 octobre, pour mener une attaque brutale au cours de laquelle ils ont tué près de 1 200 personnes. Les terroristes ont également pris en otage 253 personnes, pour la plupart des civils, et les ont emmenées à Gaza. Israël a réagi en lançant une campagne militaire dont l’objectif vise à détruire le Hamas, à l’écarter du pouvoir à Gaza et à libérer les otages.

Plus de 29 000 personnes seraient mortes à Gaza depuis le début de la guerre, selon le ministère de la Santé dirigé par les terroristes du Hamas. Les chiffres publiés par le groupe terroriste sont invérifiables, et ils incluraient ses propres terroristes et hommes armés, tués en Israël et à Gaza, et les civils tués par les centaines de roquettes tirées par les groupes terroristes qui retombent à l’intérieur de la bande de Gaza. L’armée israélienne affirme avoir tué plus de 10 000 membres du groupe terroriste à Gaza, en plus d’un millier terroristes à l’intérieur d’Israël le 7 octobre.

L’Espagne, est, avec l’Irlande et la Belgique, un des pays européens les plus critiques quant à la façon dont Israël réalise actuellement ses opérations militaires dans la bande de Gaza.

Géographiquement proche du Maghreb, l’Espagne s’est tournée vers les pays arabes durant la dictature de Franco (1939-1975) afin de contourner son isolement en Occident – une diplomatie dite de « substitution » longtemps cultivée par Madrid, rappelle Juan Tovar, professeur à l’université de Burgos.

Ce n’est qu’en 1986, en outre, que le pays a établi des relations officielles avec Israël. La conséquence de tensions nées de l’opposition de l’Etat hébreu à l’entrée dans l’ONU de l’Espagne au sortir de la Seconde Guerre mondiale, en raison de sa proximité avec l’Allemagne nazie, rappelle Isaías Barreñada, professeur à l’Université Complutense de Madrid.

Madrid est ensuite allé jusqu’à jouer les médiateurs, accueillant ainsi en 1991 une Conférence de paix, avec pour la première fois l’ensemble des parties arabes en conflit direct avec l’Etat hébreu: Palestiniens, Syriens, Jordaniens et Libanais.

Deux ans après cette conférence, les accords d’Oslo, à travers lesquels Israël et l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) se reconnaissaient mutuellement, étaient signés à Washington.

Mais globalement, l’Espagne reste perçue par de nombreux acteurs comme pro-arabe.

En savoir plus sur :
S'inscrire ou se connecter
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
Se connecter avec
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation
S'inscrire pour continuer
Se connecter avec
Se connecter pour continuer
S'inscrire ou se connecter
Se connecter avec
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un email à gal@rgbmedia.org.
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.