Des photos satellites montrent un site syrien après les frappes occidentales
Rechercher

Des photos satellites montrent un site syrien après les frappes occidentales

Une société israélienne affirme que trois bâtiments principaux du centre de recherche de Barzeh, près de Damas, ont été complètement détruits par les bombardements occidentaux

Une image satellite montre trois bâtiments de l'installation de recherche de Barzeh près de Damas, en Syrie, prétendument utilisés pour développer des armes chimiques, debout en 2013 (G) et détruits après une frappe des États-Unis, de la Grande-Bretagne et de la France le 14 avril 2018. (ImageSat International)
Une image satellite montre trois bâtiments de l'installation de recherche de Barzeh près de Damas, en Syrie, prétendument utilisés pour développer des armes chimiques, debout en 2013 (G) et détruits après une frappe des États-Unis, de la Grande-Bretagne et de la France le 14 avril 2018. (ImageSat International)

Des images satellite diffusées tard samedi par une société d’imagerie israélienne ont montré la destruction d’une installation de recherche syrienne ciblée par les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France au cours du week-end.

Les missiles alliés ont frappé au cœur d’un arsenal d’armes chimiques syrien lors d’une démonstration de force et de détermination à punir le gouvernement Assad pour une attaque présumée au gaz toxique contre des civils.

Les cibles étaient notamment le site de recherche et de développement d’armes chimiques de Barzeh dans la région de Damas, qui, selon les États-Unis, était un centre de recherche, de développement, de production et de mise à l’essai de la technologie de guerre chimique et biologique en Syrie.

Les photos analysées par ImageSat International montrent trois bâtiments au cœur de l’installation complètement rasés.

Une image satellite montre l’installation de recherche de Barzeh près de Damas, en Syrie, prétendument utilisée pour développer des armes chimiques, avec trois bâtiments détruits après une frappe des États-Unis, de la Grande-Bretagne et de la France le 14 avril 2018. (ImageSat International)

La société israélienne a déclaré que les structures étaient les trois « bâtiments principaux » du site, sur la base d’une analyse des services de renseignement.

Avant une réunion d’information prévue au Pentagone samedi, les responsables ont déclaré que les bombardiers stratégiques B-1B de l’armée de l’air ont lancé des missiles de croisière JASSM pour la première fois au combat, évitant ainsi les défenses aériennes syriennes.

Au total, la Marine a lancé un peu plus de 100 missiles de croisière Tomahawk à partir de destroyers en Méditerranée.

« Une attaque parfaitement exécutée », a tweeté samedi le président américain Donald Trump au lendemain de sa deuxième décision en deux ans de tirer des missiles contre la Syrie. « On n’aurait pas pu obtenir un meilleur résultat. Mission accomplie ! »

Lors d’une conférence de presse au Pentagone aux côtés du ministre de la Défense Jim Mattis, et avec des officiers militaires britanniques et français à leurs côtés pour souligner l’unité des alliés, le général Joseph Dunford, président des chefs d’état-major interarmées, a déclaré que les attaques visaient principalement trois cibles dans l’ouest de la Syrie.

Dunford a indiqué que les missiles ont d’abord frappé l’installation de recherche de Barzeh. La deuxième cible était une installation de stockage d’armes chimiques à l’ouest de Homs. Il a déclaré qu’il s’agissait du principal site de production de sarin syrien et d’équipement de production de précurseurs chimiques.

La troisième cible était une installation de stockage d’armes chimiques et un poste de commandement important, également à l’ouest de Homs, a précisé M. Dunford.

L’attaque visait à dissuader l’utilisation future possible de ces armes, bien que le Pentagone ait admis samedi que le régime syrien conserve sa capacité d’armement chimique après la campagne menée par les Etats-Unis.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...