Des plongeurs en quête d’un trésor de la Première guerre mondiale à Tibériade
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Des plongeurs en quête d’un trésor de la Première guerre mondiale à Tibériade

Le bateau à vapeur ottoman Sharia avait été coulé par des pilotes britanniques en 1918. L'épave contiendrait de l'or, selon les rumeurs qui se sont répandues depuis

L'épave du bateau ottoman Sharia dans le lac de Tibériade (Capture d'écran : Dixième chaîne)
L'épave du bateau ottoman Sharia dans le lac de Tibériade (Capture d'écran : Dixième chaîne)

Des plongeurs se sont mis en quête d’un trésor légendaire qui serait enfoui dans les eaux, cent ans après qu’un bateau qui l’aurait transporté a coulé lors d’une bataille survenue pendant la Première guerre mondiale.

Le bateau à vapeur ottoman Sharia avait été coulé par les forces aériennes britanniques le 25 septembre 1918 dans le nord du lac alors qu’il tentait de fuir les forces britanniques et australiennes au cours des batailles pour prendre le contrôle de la région. Les rumeurs étaient allées bon train après le naufrage, affirmant qu’il était chargé d’or au moment de sa disparition.

« Sharia servait de banque pour le gouvernement turc », a commenté devant les caméras de la Dixième chaîne Amir Weizman, photographe sous-marin, racontant les récits qui avaient été faits à l’époque. « Les Turcs craignaient de laisser l’or et l’argent utilisés pour payer les salaires des soldats… sur la terre ferme à cause des voleurs et ils avaient donc décidé de les mettre sur un bateau. Pendant la nuit, le navire naviguait au centre du lac de Tibériade et c’est ainsi que les vols étaient évités ».

Cela fait des décennies que le Sharia repose au fond du lac. En 1989, l’épave avait été découverte par des plongeurs, sans or : n’avaient été trouvés que la plaque avec le nom du navire et plusieurs épées anciennes.

Des plongeurs étaient retournés voir le Sharia en 2012 et l’avaient filmé pour la première fois, sans découvrir de trésor. Ces derniers jours, le bateau est une fois encore exploré par des équipes sous-marines de l’entreprise spécialisée Yam-Yafo.

Ronnie Sade de Yam-Yafo a expliqué à la Dixième chaîne qu’il était sceptique face au mythe.

« Pour autant qu’on le sache, ce bateau était utilisé pour transporter des gens et des marchandises », a-t-il dit. « Au fil des années, des légendes variées ont été liées au navire concernant une banque flottante ou des pièces de monnaie que les soldats ottomans conservaient à bord ».

« Je ne suis pas personnellement convaincu de cela, mais s’il y a de l’or, nous le découvrirons », a-t-il ajouté.

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