Des résidents du sud manifestent pour le retour au calme aux abords de Gaza
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Des résidents du sud manifestent pour le retour au calme aux abords de Gaza

Alors qu'un présumé cessez-le-feu semble prendre forme, des centaines de personnes ont défilé sur la place Rabin pour exprimer leur mécontentement face à la situation sécuritaire

Des résidents du sud manifestent pour l'amélioration de la sécurité, à Tel Aviv, le18 août 2018. (Crédit : Luke Tress/Times of Israel)
Des résidents du sud manifestent pour l'amélioration de la sécurité, à Tel Aviv, le18 août 2018. (Crédit : Luke Tress/Times of Israel)

Plus de 200 Israéliens qui résident dans les communautés aux abords de Gaza se sont réunis sur la place Rabin à Tel Aviv samedi soir.

Les manifestants ont appelé le gouvernement à agir pour garantir leur sécurité, après des mois ponctués par des tirs de roquettes qui les envoient quasi-quotidiennement vers les abris, ainsi que par les ballons et cerfs-volants incendiaires qui ont calciné des milliers d’hectares de terre.

Ils ont brandi des panneaux sur lesquels ont pouvait lire « nous ne sommes pas de la chair à canon » ; « nous ne sommes pas des boucliers humains » ; « gouvernement, réveille-toi – le Sud est en feu ».

Ils ont procédé à un lâcher de ballons, une référence aux attaques incendiaires par des cerfs-volants et des ballons lancés depuis Gaza, qui ont brûlé plus de 2 800 hectares de terres israéliennes ces dernières semaines, et se sont jetés à terre pour reproduire le comportement à avoir en cas d’alerte à la roquette, en l’absence d’abri à proximité.

Après s’être réunis sur la place Rabin, les manifestants ont marché jusqu’à la rue Ibn Gabirol, en direction du nord, sous escorte policière. Une manifestation similaire avait été organisée la semaine dernière devant les quartiers généraux de l’armée à Tel Aviv, et avait également fait venir des centaines de personnes dans la ville côtière.

Le rassemblement de dimanche survient alors que des négociations d’un cessez-le-feu à long terme entre Israël et le Hamas à Gaza sont en cours.

La veille, un responsable du Hamas avait déclaré que les négociations au sujet d’un cessez-le-feu à long terme en étaient « au stade final ».

La chaîne télévisée libanaise a cité Kahlil al-Hayya, qui expliquait que l’accord se baserait sur des accords conclus à la fin de la guerre de 2014. Il n’a pas donné davantage de détails.

Des résidents du sud manifestent pour l’amélioration de la sécurité, à Tel Aviv, le18 août 2018. (Crédit : Luke Tress/Times of Israel)

Si aucune roquette n’a été tirée en direction d’Israël durant cette semaine de négociations, les résidents de l’enclave côtière continuent d’envoyer des ballons et des cerfs-volants munis de dispositifs incendiaires en direction du territoire israélien quasi-quotidiennement.

Cependant, avant cette accalmie relative, Israël et le Hamas se sont livrés au plus important échange de tirs entre Israël et le groupe terroriste palestinien de Gaza depuis l’Opération Bordure protectrice en 2014. Le Hamas a tiré près de 200 roquettes et obus de mortiers en direction du territoire israélien, et l’armée israélienne a riposté avec plus ou moins autant de frappes aériennes sur des postes du Hamas à Gaza.

Le sud d’Israël a été la cible de dizaines d’incendies, causés par des cerfs-volants et des ballons incendiaires lancés depuis Gaza ces derniers mois. Plus de 2 800 hectares de terres ont été calcinés, causant des dégâts évalués à plusieurs millions de shekels, selon les autorités israéliennes.

Alona Braune, organisatrice de la manifestation et résidente du kibboutz Kfar Aza a rejeté les efforts mis en oeuvre par Israël au sujet du cessez-le-feu.

Les pompiers éteignent un incendie à proximité de Sdérot, dans le sud du pays, causé par un ballon incendiaire de la bande de Gaza, le 31 juillet 2018 (Crédit : AFP Photo/Menahem Kahana)

« Il n’y a pas de sécurité », a-t-elle dit au micro de Hadashot. « Hier, six cerfs-volants ou ballons ont mis le feu à notre région. Nous exigeons une sécurité durable, et tant qu’elle ne nous sera pas garantie, nous continuerons de manifester. »

Malgré la dégradation de la situation sécuritaire ces derniers mois, Braun a confié à Hadashot qu’elle n’avait aucunement l’intention de quitter sa communauté.

« C’est chez moi, dans le Néguev, c’est une région magnifique », a-t-elle dit.

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