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Des soldats de Tsahal blâmés ou démis après une bagarre sur une base en Cisjordanie

Selon le chef de Tsahal qui condamne cet "évènement grave et extrême", les officiers auraient pu mettre fin à la bagarre entre soldats durant laquelle un officier a été tabassé

Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

Une altercation entre soldats à l'entrée de l'avant-poste militaire de Harsina, près de la ville de Hébron en Cisjordanie, le 30 janvier 2023. (Capture d'écran utilisée conformément à la clause 27a de la loi sur le droit d'auteur)
Une altercation entre soldats à l'entrée de l'avant-poste militaire de Harsina, près de la ville de Hébron en Cisjordanie, le 30 janvier 2023. (Capture d'écran utilisée conformément à la clause 27a de la loi sur le droit d'auteur)

Le chef du Commandement du centre de l’armée, le général de division Yehuda Fuchs, a pris des mesures disciplinaires à l’encontre de plusieurs officiers à la suite d’un « évènement violent grave » au cours duquel un officier supérieur a été tabassé lors d’une bagarre avec un groupe de soldats dans une base de Cisjordanie en début de semaine, a déclaré vendredi l’armée israélienne.

Un major et un lieutenant-colonel ont été démis de leurs fonctions ; un autre officier de grade supérieur a été placé en détention, un colonel a reçu un blâme formel et la promotion prévue d’un autre officier a été annulée.

En outre, un commandant et plusieurs soldats impliqués dans la bagarre ont été mis en prison après avoir fait l’objet d’audiences disciplinaires devant leurs supérieurs;  un adjudant a été démis de ses fonctions.

Le chef de Tsahal, le lieutenant-général Herzi Halevi, a condamné cet « incident grave et extrême » impliquant des actes de violence commis par des soldats et des chefs.

« Tsahal déploie sa puissance pour protéger l’État d’Israël, il n’y a pas de place pour des actes violents en son sein », a déclaré le lieutenant-général Halevi, cité par l’armée.

Halevi a déclaré que, à plusieurs moments, les commandants auraient pu agir de manière responsable et intervenir pour prévenir la violence. « En n’intervenant pas, les commandants impliqués ont commis un grave manquement moral », a-t-il déclaré.

Selon une enquête initiale de l’armée israélienne sur l’événement et les récits de témoins oculaires, l’incident a commencé dimanche après que le chef des transmissions de la Brigade territoriale de Yehuda a traité le commandant adjoint du 51e bataillon Golani de « Golanchik arss »au cours d’une vidéoconférence.

« Arss » est un terme d’argot désobligeant en hébreu pour ceux qui s’associent à un type de culture machiste, et est souvent utilisé comme un stéréotype ethnique pour les Israéliens de la classe ouvrière d’origine mizrahi – moyen-orientale ou nord-africaine.

En réponse, le commandant adjoint – un major – a menacé de punir tout soldat qui autoriserait le chef opérateur à entrer dans l’avant-poste militaire de Harsina, près de Hébron, où le bataillon est actuellement stationné, selon l’enquête.

Le chef des transmissions est arrivé à la base lundi après-midi en compagnie du commandant adjoint de la Brigade territoriale de Yehuda – un lieutenant-colonel – et a tenté d’entrer dans la base. Le soldat posté à l’entrée a dit aux deux officiers qu’ils n’étaient pas autorisés à entrer, selon l’enquête.

Le commandant adjoint de la Brigade Yehuda a alors appelé le commandant adjoint du 51e bataillon, qui a répondu que le lieutenant-colonel pouvait entrer, mais pas le chef opérateur.

Les deux hommes se sont disputés au téléphone, avant que l’officier supérieur n’approche à nouveau le soldat posté à l’entrée et lui demande de le laisser entrer ainsi que le chef opérateur et d’autres soldats qui l’accompagnaient.

Le soldat a refusé et a dit à l’officier de reculer. En réponse, l’officier a pressé sa tête contre le soldat de façon menaçante ; le soldat a répondu de la même manière. L’entourage de l’officier supérieur a poussé le soldat et lui a craché au visage, selon l’enquête.

Le soldat posté à l’entrée a fait part de l’incident à sa compagnie par radio. Plusieurs soldats, dont le commandant de la compagnie et son adjoint, sont arrivés sur les lieux, et une altercation physique et verbale a alors débuté.

Les soldats et les officiers de la compagnie ont dit au commandant adjoint de la Brigade Yehuda qu’il ne serait pas autorisé à entrer dans la base parce qu’il avait frappé le soldat qui gardait l’entrée.

Quelques minutes plus tard, le commandant adjoint du 51e bataillon est arrivé à l’entrée de la base et a laissé entrer l’officier supérieur et son chef des transmissions.

Mais une fois dans la base, l’officier supérieur a été empêché d’atteindre une partie de la base utilisée par le 51e bataillon par un adjudant de l’unité, qui a dit au commandant adjoint de la Brigade Yehuda qu’il n’était pas autorisé à entrer dans la zone de la compagnie dans la base, selon l’enquête.

Selon l’enquête, l’officier supérieur, furieux, a saisi la main de l’adjudant et l’a retourné, avant de le pousser contre un mur. Après avoir assisté à l’altercation, des soldats de la 51e brigade se sont précipités sur le commandant adjoint de la Brigade Yehuda, l’ont fait tomber au sol, et lui ont asséné des coups de poing et coups de pied.

Le chef des transmissions et d’autres soldats de l’entourage de l’officier ont fui la scène, laissant le commandant adjoint de la Brigade Yehuda se faire tabasser par les soldats.

« Je ne plaisante pas, ils l’ont étranglé, lui ont donné des coups de pied, l’adjudant l’a frappé… tout le monde le tabassait », a déclaré un soldat, se remémorant l’incident, dans un enregistrement audio envoyé à ses amis.

La bagarre a finalement été interrompue par le commandant adjoint du 51e bataillon.

L’étendue des blessures de l’officier n’a pas été détaillée, mais selon l’armée, il n’a pas eu besoin d’être hospitalisé.

Le commandant de la brigade territoriale de Yehuda a été formellement censuré, son adjoint a été démis de ses fonctions et le chef des transmissions a été envoyé en prison pour 10 jours en plus d’être formellement censuré.

Le commandant du 51e bataillon Golani a été formellement censuré et son adjoint a été démis de ses fonctions. La promotion prévue pour le commandant de la compagnie impliquée dans la bagarre a été annulée. Le commandant adjoint de la compagnie a été emprisonné pendant cinq jours et l’adjudant a été renvoyé.

Trois soldats ont été emprisonnés pour cinq jours, et un quatrième soldat pour huit jours, tous après avoir fait l’objet d’audiences disciplinaires.

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