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Des soldats en permission et armés sont entrés dans une ville palestinienne

Les résidents ont remis à l’armée israélienne les 2 soldats, qui n’ont pas été blessés ; l’armée enquête pour savoir pourquoi ils sont entrés à Qusra

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Les officiers de la police des frontières montant la garde pendant que les agriculteurs palestiniens utilisent des tracteurs pour travailler la terre dans le village de Qusra en Cisjordanie, avec l'avant-poste Esh Kodesh en arrière-plan, le 19 novembre 2013. (Crédit : Nati Shohat/Flash90)
Les officiers de la police des frontières montant la garde pendant que les agriculteurs palestiniens utilisent des tracteurs pour travailler la terre dans le village de Qusra en Cisjordanie, avec l'avant-poste Esh Kodesh en arrière-plan, le 19 novembre 2013. (Crédit : Nati Shohat/Flash90)

Deux soldats en permission et armés sont entrés dans un village palestinien dans le nord de la Cisjordanie et ont été détenus par des résidents locaux avant d’être remis à l’armée vendredi matin, ont indiqué des responsables.

L’armée a déclaré qu’elle enquêtait pour découvrir pourquoi les soldats qui étaient en congé sont allés à Qusra, à l’est d’Ariel.

Les deux soldats sont entrés dans le village à pied, armés de leurs armes de service. Ils ont été détenus par les résidents locaux avant d’être remis à l’armée israélienne, selon l’agence de presse palestinienne Wafa.

Le maire de la ville a supervisé le transfert pour s’assurer qu’il se passe de manière pacifique, a déclaré Wafa.

« Il n’y a pas eu d’incidents qui sortaient de l’ordinaire », a déclaré l’armée.

Un incident similaire s’est produit à Qusra en janvier lorsqu’un groupe de quatre Israéliens, dont trois soldats en permission, sont entrés dans le village en voiture.

Lors de l’incident de janvier, les résidents locaux s’en étaient pris aux Israéliens, en jetant des pierres sur eux, avait déclaré l’armée à l’époque. En réponse, les Israéliens armés ont tiré des coups de semonce.

Le maire du village, Abdul Azeem al-Wadi, avec un militant de l’organisation des rabbins pour les droits de l’Homme, est intervenu pour mettre en sécurité les quatre résidents d’implantation, qui apparemment venaient de l’avant-poste d’Esh Kodesh, selon l’organisation des rabbins pour les droits de l’Homme.

Les soldats avaient été légèrement punis par leurs commandants, a annoncé l’armée.

Meir Ettinger, en kippa blanche, escorté par des soldats de Tsahal dans le village Qusra en Cisjordanie, le 7 janvier 2014 (Crédit photo : Zacharia Sadeh/Rabbis for Human Rights)
Meir Ettinger, en kippa blanche, escorté par des soldats de Tsahal dans le village Qusra en Cisjordanie, le 7 janvier 2014 (Crédit photo : Zacharia Sadeh/Rabbis for Human Rights)

Qusra a été le cadre d’affrontements entre les résidents israéliens et les résidents locaux, par le passé.

En 2014, un groupe de résidents de l’avant-poste d’Esh Kodesh – dirigé par le leader extrémiste Meir Ettinger – ont été emprisonnés par des Palestiniens alors qu’ils auraient été en route pour mener des actes de vandalisme et de violence dans le village, des attaques que l’on appelle souvent les attaques « prix à payer ».

Le groupe aurait tenté de procéder à de telles attaques en signe de protestation contre les décisions qu’avaient prises l’administration civile de l’armée israélienne plus tôt pendant cette même journée pour évacuer un résident qui s’était enchaîné à un olivier près d’Esh Kodesh.

Ils auraient rencontré les résidents du village palestinien avant d’être capturés. Certains des résidents ont été battus par leurs ravisseurs. Après plusieurs heures, les résident ont été remis à l’armée.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

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