Des soldats pourront être enterrés dans des cimetières militaires sans rite religieux
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Des soldats pourront être enterrés dans des cimetières militaires sans rite religieux

Le ministère de la Défense approuve des “alternatives civiles” pour des services non religieux ou pluralistes

Des Israéliens se recueillent devant une tombe au cimetière militaire du mont Herzl à Jérusalem (Crédit photo: Miriam Alster / Flash90)
Des Israéliens se recueillent devant une tombe au cimetière militaire du mont Herzl à Jérusalem (Crédit photo: Miriam Alster / Flash90)

Les soldats israéliens tués pendant leur service pourront maintenant être enterrés dans un cimetière militaire sans cérémonie religieuse.

Le jugement établi la semaine dernière par le conseiller légal du ministère de la Défense est venu répondre à une demande faite cet été par l’organisation pluraliste religieuse Hiddush, qui a appelé le ministre de la Défense et chef d’Etat major à fournir une « alternative civile » pour les enterrements dans les cimetières militaires, pour des services non-religieux ou pluralistes.

Le rabbin Uri Regev, directeur de Hiddush, a salué cette action dans un communiqué sur le site de l’organisation, qui a annoncé le jugement.

« Cela sera sans aucun doute un progrès qui permettra aux familles d’enterrer leurs êtres chers en accord avec leur foi et leur style de vie », a-t-il déclaré.

Selon Regev, des instructions similaires avaient été données par l’armée israélienne en 1998 par le chef d’Etat major de l’époque, Shaul Mofaz, mais n’ont jamais été appliquées. Regev était optimiste quant au fait que ce serait différent cette fois-ci.

C’est une coutume juive d’enterrer les juifs séparément des non juifs. Beaucoup de soldats, comme ceux de l’ancienne Union soviétique, ne sont pas juifs selon la Halakha.

Avant le jugement de la semaine dernière, les familles de soldats tombés qui voulaient un enterrement non religieux devaient voir leur requête approuvée par le rabbinat de l’armée israélienne, selon le Jerusalem Post. De plus, les funérailles ne pouvaient avoir lieu que dans un cimetière civil, sans honneur militaire.

Ahaz Ben-Ari, le conseiller légal du ministère de la Défense, a déclaré à Hiddush dans une lettre que son département avait « demandé au département des ressources humaines de l’armée israélienne d’ancrer explicitement dans les régulations militaires le droit pour un soldat tombé d’être enterré dans un cimetière militaire sans cérémonie religieuse ».

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