Deux Belges reconnus « Justes parmi les nations » à titre posthume
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Deux Belges reconnus « Justes parmi les nations » à titre posthume

Durant la Seconde Guerre mondiale, Pieter et Sabina Neirinckx ont caché et protégé Henri Aronis, un enfant juif âgé de 6 ans et demi

Le 14 mai dernier, une cérémonie en hommage à Pieter et Sabina Neirinckx, reconnus « Justes parmi les nations », était organisée à la Maison communale de Uccle, en Belgique. (Crédit photo : Facebook / Commune d'Uccle / Gemeente Ukkel)
Le 14 mai dernier, une cérémonie en hommage à Pieter et Sabina Neirinckx, reconnus « Justes parmi les nations », était organisée à la Maison communale de Uccle, en Belgique. (Crédit photo : Facebook / Commune d'Uccle / Gemeente Ukkel)

Ce mardi 14 mai, une cérémonie en hommage à Pieter et Sabina Neirinckx était organisée à la Maison communale de Uccle, en Belgique, a rapporté la page Facebook de la ville. L’événement, qui visait à reconnaître à titre posthume le couple de citoyens belges comme « Justes parmi les nations », a rassemblé une centaine de personnes.

Simona Frankel, ambassadrice d’Israël en Belgique, a ainsi remis la médaille des « Justes » et un diplôme de reconnaissance à Maryse Neirinckx, la petite-fille de Pieter et Sabina Neirinckx.

Durant la Seconde Guerre mondiale, le couple a caché et protégé Henri Aronis, un enfant juif âgé de 6 ans et demi. Le Docteur Henri Aronis, entouré de proches, était également présent à l’évènement. Durant la guerre, ses parents vivaient dans la clandestinité à Bruxelles, a expliqué l’homme.

« Pieter et Sabina Neirinckx rejoignent les 1 750 citoyens belges qui a ce jour ont été reconnus ‘Justes parmi les nations’, a déclaré Simona Frankel. Ce couple qui a deux garçons a ouvert son foyer à Henri Aronis qui avait 6 ans et demi. Pieter et Sabina ont pris des risques au péril de leur vie en le choyant et le cachant dans leur maison rue Victor Allard à Uccle, où vit toujours leur petite fille. »

« J’ai reçu de vrais faux-papiers d’une attestation de naissance provenant d’Ostende, se rappelle Henri Aronis. Je suppose que ce document m’a été octroyé grâce à l’intervention de Georges, frère de Pieter Neirinckx qui travaillait à la Maison communale d’Uccle. Je fus très bien accepté par toute la famille Neirinckx, y compris par la famille collatérale et les voisins directs. Je pense que tous connaissaient mes origines, mais aucun n’a pipé mot, et ce malgré les menaces des Allemands. Mes hébergeurs directs m’ont caché au péril de leur vie, mais pour eux c’était normal et patriotique de sauver un enfant juif. Je crois même que si j’étais devenu orphelin, ils m’auraient adopté. »

Le Docteur Henri Aronis lors de la cérémonie du 14 mai 2019 reconnaissant Pieter et Sabina Neirinckx « Justes parmi les nations », à Uccle, en Belgique. (Crédit photo : Facebook / Commune d’Uccle / Gemeente Ukkel)

Son père, déporté en camp de concentration en juillet 1944, a été libéré 10 mois plus tard.

Durant la cérémonie, des élèves de l’école du Centre, dans laquelle Henri Aronis a été scolarisée durant la guerre, ont interprété deux chansons.

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