Deux des cinq stations de dessalement fermées sont de nouveau opérationnelles
Alors que le ministère a mis en garde contre une crise agricole, les autorités espèrent en remettre une troisième en service mercredi
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Sue Surkes est la journaliste spécialisée dans l'environnement du Times of Israel.

Deux des cinq usines de dessalement fermées samedi ont repris leur activité mercredi, et l’Autorité de l’eau espère en redémarrer une troisième dans la journée. L’approvisionnement en eau a également été rétabli pour les agriculteurs du sud.
Les deux usines les plus au sud, situées à Ashkelon et à Ashdod, restent toutefois fermées.
Cinq usines sur six, toutes situées le long de la côte méditerranéenne du sud et du centre-sud, ont été contraintes de s’arrêter en raison de microalgues emportées vers le nord par les vagues issues du delta du Nil. Celles-ci menacent les fibres filtrantes sensibles des usines.
Le ministère de l’Agriculture avait averti la veille que la fermeture sans précédent des usines de dessalement israéliennes avait déclenché une grave crise de l’eau destinée à l’agriculture, menaçant la continuité de la production alimentaire et la survie des cultures, en particulier dans le sud du pays.
À la suite d’une évaluation d’urgence menée mardi par le directeur général du ministère, Oren Lavi, les responsables ont recensé des pénuries critiques concentrées dans les régions de Ramat Negev et de Nitzana, où de vastes champs de légumes, des serres et de jeunes plants nécessitent une irrigation continue.
Les coupures d’eau risquant de causer des dommages irréversibles aux cultures sensibles et au bétail, le ministère a décidé de coordonner directement ses efforts avec la compagnie des eaux Mekorot afin de donner la priorité aux approvisionnements d’urgence et de déployer des camions-citernes vers les exploitations laitières touchées, notamment au kibboutz Gezer et au moshav Matzliah, dans le centre d’Israël, à titre de solution provisoire.
Le ministère a averti que des pénuries prolongées pourraient perturber l’approvisionnement en produits frais à l’approche des prochaines fêtes du Nouvel an juif. Il a souligné que ces mesures d’urgence ne pouvaient se substituer à l’approvisionnement régulier assuré par les infrastructures et il s’est engagé à maintenir une surveillance intensive afin d’éviter tout préjudice permanent au secteur agricole israélien et à la sécurité alimentaire.
Les usines de dessalement fournissent jusqu’à 80 % de l’eau potable d’Israël et sont considérées comme un atout stratégique dans un Moyen-Orient sujet à la sécheresse et à la raréfaction des ressources en eau.
Israël a besoin de près de 2,3 milliards de mètres cubes d’eau au cours de l’année hydrologique, qui commence en octobre, pendant la saison des pluies.
Les six stations de dessalement d’Israël fournissent près de 800 millions de mètres cubes d’eau. Une septième station, située en Galilée occidentale, devrait entrer en service en 2027 et fournir 100 millions de mètres cubes supplémentaires.
Quelque 700 millions de mètres cubes supplémentaires proviennent d’eaux usées recyclées et d’eaux saumâtres, utilisées essentiellement pour les besoins de l’agriculture, a expliqué l’Autorité israélienne de l’eau, portant le total de l’eau « produite » à 1,5 milliard de mètres cubes. Le reste provient de sources d’eau douce, notamment d’aquifères souterrains ou de réservoirs situés dans le nord et le sud du pays, construits pour capter les eaux de crue.
Récemment, Israël a utilisé de l’eau dessalée pour réapprovisionner le lac de Tibériade.
la Communauté du Times of Israël !







