Rechercher

Deux infirmiers arabes israéliens posent sur une photo avec un détenu du Hamas

Ils se sont excusés après une photo réalisée aux côtés de Miqdad Qawasmeh, en grève de la faim depuis 90 jours ; l'hôpital explique qu'ils regrettent ; ils ne seront pas renvoyés

Deux infirmiers arabes israéliens de l'hôpital Kaplan posent aux côtés de Miqdad Qawasmeh, membre du Hamas et en grève de la faim pour protester contre sa détention administrative. (Capture d'écran/Kan)
Deux infirmiers arabes israéliens de l'hôpital Kaplan posent aux côtés de Miqdad Qawasmeh, membre du Hamas et en grève de la faim pour protester contre sa détention administrative. (Capture d'écran/Kan)

Deux infirmiers arabes israéliens qui apparaissaient sur une photo en compagnie d’un membre du Hamas, un détenu en grève de la faim, à l’hôpital Kaplan de Rehovot ne seront pas renvoyés après avoir exprimé leurs regrets pour ce cliché, a fait savoir l’hôpital lundi.

Les deux hommes avaient été filmés en train de prendre la pose aux côtés de Miqdad Qawasmeh, membre du Hamas qui, dans le passé, avait purgé des peines dans les prisons israéliennes et qui est actuellement incarcéré dans le cadre d’une détention administrative.

Dans la vidéo, les deux hommes serrent les mains de Qawasmeh et l’étreignent avant de poser pour une photo.

Les infirmiers ont été convoqués à une audience disciplinaire au sein de l’établissement hospitalier et réprimandés pour l’incident. L’hôpital a précisé qu’ils avaient compris la gravité de leurs actes et qu’ils avaient fait part de leurs regrets.

Les autorités israéliennes n’avaient pas placé Qawasmeh sous surveillance, le détenu étant très affaibli.

La Croix rouge internationale a fait part, la semaine dernière, de son inquiétude pour l’état de santé de Qawasmeh et pour celui d’un autre détenu, disant sa préoccupation face « aux conséquences potentiellement irréversibles d’une grève de la faim prolongée sur leur santé et sur leur vie ».

C’était, lundi, le 82è jour de grève de la faim de Qawasmeh – qui proteste ainsi contre sa détention prolongée sans autre forme de procès.

L’autre prisonnier, Kayed Nammoura, approche de son 90è jour de grève de la faim. Cinq autres détenus palestiniens sont aussi en grève.

Plusieurs Palestiniens ont été libérés suite à des grèves de la faim, ces dernières années, alors qu’ils se trouvaient en détention administrative – une pratique israélienne controversée qui permet d’incarcérer des suspects sans mise en examen préalable pendant des mois.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...