Egypte : 83 jihadistes présumés tués dans le Nord-Sinaï
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Egypte : 83 jihadistes présumés tués dans le Nord-Sinaï

L'armée égyptienne a annoncé lundi que 83 "takfiris" ont été tués au cours d'opérations militaires dans la région du Nord-Sinaï, où sévit une insurrection affiliée au groupe EI

Un terroriste de l'État islamique brandissant le drapeau de l'organisation djihadiste. Illustration. (Crédit : Alatele fr/CC BY-SA/Flickr)
Un terroriste de l'État islamique brandissant le drapeau de l'organisation djihadiste. Illustration. (Crédit : Alatele fr/CC BY-SA/Flickr)

L’armée égyptienne a annoncé lundi que 83 « takfiris » ou jihadistes présumés ont été tués au cours d’opérations militaires dans la région du Nord-Sinaï, où sévit une insurrection affiliée au groupe Etat islamique (EI).

Dans un communiqué, l’armée a indiqué que « 77 takfiris ont été éliminés » et que des armes et munitions ont été retrouvées près d’eux dans le nord et le centre de la péninsule du Sinaï (nord-est).

Six autres « takfiris hautement dangereux » ont été tués dans des échanges de tirs dans la région, a ajouté l’armée, précisant que les 83 jihadistes présumés ont été tués dans des opérations menées entre le 28 septembre et le 4 novembre.

Par ailleurs, trois soldats ont été tués ou blessés, a assuré l’armée sans autres précisions.

En outre, 61 « criminels, individus recherchés et suspects » ont été arrêtés, selon le même communiqué.

Les forces de sécurité ont aussi détruit des dizaines de caches et de véhicules, au cours d’opérations antijihadistes sur l’ensemble du territoire égyptien.

L’Egypte lutte depuis des années contre une insurrection dans le Nord-Sinaï, qui s’est intensifiée après la destitution du président islamiste Mohamed Morsi en 2013.

L’armée a lancé en février 2018 une vaste opération « antiterroriste » dans le Nord-Sinaï où est active la branche locale de l’EI. L’opération inclut aussi certaines parties du désert occidental, entre la vallée du Nil et la frontière avec la Libye.

Depuis le début de l’opération, environ 850 jihadistes présumés ont été tués, ainsi que près d’une cinquantaine de militaires, selon les chiffres officiels.

Aucun bilan vérifié de source indépendante n’est disponible et la région est largement interdite aux journalistes. Cependant, le gouvernement a organisé quelques rares visites pour les médias, étroitement supervisées par l’armée.

Samedi, la branche égyptienne de l’EI a annoncé avoir fait allégeance au nouveau chef du groupe Abou Ibrahim al-Hachemi al-Qourachi, après la mort d’Abou Bakr al-Baghdadi fin octobre.

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