Egypte : deux soldats et huit jihadistes tués
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Egypte : deux soldats et huit jihadistes tués

Les forces armées mènent depuis le 9 février une vaste opération antijihadiste, alors que la péninsule est le théâtre d'une insurrection du groupe Etat islamique

Destruction d'une maison pendant une opération militaire dans la péninsule égyptienne du Sinaï, le 20 novembre 2014. Illustration. (Crédit : Abed Rahim Khatib/Flash90)
Destruction d'une maison pendant une opération militaire dans la péninsule égyptienne du Sinaï, le 20 novembre 2014. Illustration. (Crédit : Abed Rahim Khatib/Flash90)

Deux soldats égyptiens et huit jihadistes ont été tués dans le cadre d’opérations militaires menées principalement dans la péninsule du Sinaï, dans l’est de l’Egypte, ont annoncé mardi les forces armées.

Ces dernières mènent depuis le 9 février une vaste opération antijihadiste baptisée « Sinaï 2018 », alors que la péninsule est le théâtre d’une insurrection du groupe Etat islamique (EI).

« Huit takfiristes (extrémistes) ont été éliminés dans des échanges de tirs » lors d’opérations des forces armées dans le centre et le nord du Sinaï, a précisé l’armée dans un communiqué.

« Deux soldats ont été tués et un officier et trois soldats ont été blessés », a ajouté l’armée.

Fin novembre, le président Abdel Fattah al-Sissi, réélu à plus de 97 % des voix en mars, avait donné trois mois à ses forces de sécurité pour rétablir la sécurité dans le Sinaï, un délai depuis prolongé.

Les zones d’opérations restent inaccessibles aux journalistes et aux ONG internationales.

Les démolitions d’habitations, locaux commerciaux et fermes dans cette région se sont intensifiées depuis le lancement de « Sinaï 2018 », a affirmé Human Rights Watch (HRW) la semaine dernière.

Un porte-parole de l’armée a réfuté les affirmations de l’ONG affirmant qu’elles se fondaient sur des sources « non-documentées ».

Journaliste et chercheur spécialiste du mouvement jihadiste dans le Sinaï, Ismail Alexandrani a été condamné la semaine dernière à 10 ans de prison par une cour militaire égyptienne, selon son avocat.

Il est accusé de faire partie des Frères Musulmans, mouvement déclaré organisation terroriste par l’Egypte depuis 2013, ainsi que d’avoir publié des secrets militaires.

Cette condamnation a été démentie par le porte-parole de l’armée, Tamer al-Refai, selon Reporters sans frontière (RSF).

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