En Israël, Paul Ryan dément être le choix de compromis des Républicains
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En Israël, Paul Ryan dément être le choix de compromis des Républicains

“Si vous allez être président, je pense que vous devez commencer en Iowa et faire campagne”, dit le président de la Chambre au Times of Israël

David est le fondateur et le rédacteur en chef du Times of Israel. Il était auparavant rédacteur en chef du Jerusalem Post et du Jerusalem Report. Il est l’auteur de « Un peu trop près de Dieu : les frissons et la panique d’une vie en Israël » (2000) et « Nature morte avec les poseurs de bombes : Israël à l’ère du terrorisme » (2004).

Paul Ryan après avoir été présenté comme candidat à la vice-présidence des Etats-Unis sur le ticket républicain de Mitt Romney pour l'élection présidentielle 2012, le 11 août 2012. (Crédit : CC BY 2.0, Tony Alter - Flickr: Congressman Paul Ryan (R,Wisconsin), via WikiCommons)
Paul Ryan après avoir été présenté comme candidat à la vice-présidence des Etats-Unis sur le ticket républicain de Mitt Romney pour l'élection présidentielle 2012, le 11 août 2012. (Crédit : CC BY 2.0, Tony Alter - Flickr: Congressman Paul Ryan (R,Wisconsin), via WikiCommons)

Le président de la Chambre américaine, Paul Ryan, a repoussé dimanche les spéculations incessantes disant qu’il pourrait émerger des querelles internes républicaines comme pour traiter du candidat présidentiel du parti, disant au Times of Israel qu’il y avait « beaucoup de raisons » pour lesquelles il n’a pas fait campagne pour la présidentielle cette fois, et qu’il n’était pas sur le point de changer d’avis.

S’exprimant peu après être arrivé à Jérusalem, au début de sa visite, Ryan a estimé qu’une victoire de Donald Trump mardi dans la primaire du Wisconsin – l’état de Ryan – assurerait au milliardaire favori sa victoire aux primaires républicaines, alors qu’une victoire de Ted Cruz rendrait plus probable une convention ouverte. Et il a noté que « Cruz s’en sort plutôt bien. Il est en tête dans les sondages. »

Mais Ryan, candidat à la vice-présidence sur le ticket de Mitt Romney en 2012, a été prompt à souligner que « je suis le co-président de la convention, donc je suis parfaitement neutre à ce propos ».

Pressé néanmoins pour savoir comment il pourrait répondre s’il était présenté comme le candidat qui pourrait guérir un parti divisé, Ryan a été catégorique : « Non, j’ai déjà dit que ce n’est pas moi. »

« J’ai décidé de ne pas faire campagne pour la présidentielle, a précisé Ryan. Je pense que vous devez faire campagne, si vous allez être président. Je pense que vous devez commencer en Iowa et faire campagne tout le long. »

Interrogé pour savoir pourquoi il avait choisi de rester en dehors de la course cette fois, Ryan, 46 ans, qui est marié et a une fille et deux garçons, a déclaré qu’il y avait « beaucoup de raisons », dont « une étape de la vie : j’ai une jeune famille ». Il a déclaré qu’il avait pensé pouvoir « faire une grande différence » dans son ancien poste de directeur de la commission des voies et moyens de la Chambre, « et toujours être le genre de père et de mari que je veux être ».

De gauche à droite, les candidats à la présidentielle Donald Trump, Hillary Clinton, Ted Cruz et Bernie Sanders. (Crédit : Getty Images via JTA)
De gauche à droite, les candidats à la présidentielle Donald Trump, Hillary Clinton, Ted Cruz et Bernie Sanders. (Crédit : Getty Images via JTA)

De plus, a-t-il ajouté, « nous avons eu 17 candidats. Nous avons eu énormément de personnes qualifiées. Donc je pense que nous nous en sommes plutôt bien occupés. »

Ryan a déclaré qu’il avait attribué la montée de Trump et du candidat démocrate anti-establishment Bernie Sanders à « la profonde angoisse » des Américains sur l’économie « plate » et les menaces vis-à-vis de la sécurité nationale.

Le voyage de Ryan en Israël est sa première visite à l’étranger depuis qu’il a pris le poste de président de la Chambre en octobre dernier, et il a déclaré qu’il était extrêmement important pour lui de venir en Israël le premier jour de son premier voyage à l’étranger dans cette position, « pour étayer et renforcer notre alliance, et ma croyance en une alliance plus forte entre nos deux pays. »

L’entretien complet du Times of Israel avec Paul Ryan sera publié ultérieurement dans la version anglaise.

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