Enquête sur le terrorisme juif : Affrontements entre manifestants et la police
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Enquête sur le terrorisme juif : Affrontements entre manifestants et la police

Des échauffourées ont éclaté près de la résidence de Netanyahu à Jérusalem. Les avocats des trois ados arrêtés dans l'enquête disent avoir rencontré leurs clients

Jacob Magid est le correspondant pour les questions liées aux implantations pour le Times of Israël

Arrestation d'un homme par les policiers pendant une manifestation devant la résidence du Premier ministre de Jérusalem en soutien à  de jeunes suspects juifs dans une enquête majeure dont les détails ont été placés sous embargo, le 5 janvier 2019 (Crédit : Noam Revkin Fenton/Flash90)
Arrestation d'un homme par les policiers pendant une manifestation devant la résidence du Premier ministre de Jérusalem en soutien à de jeunes suspects juifs dans une enquête majeure dont les détails ont été placés sous embargo, le 5 janvier 2019 (Crédit : Noam Revkin Fenton/Flash90)

Des échauffourées ont eu lieu samedi soir entre la police et des manifestants qui s’étaient rassemblés, à Jérusalem, pour afficher leur soutien en faveur de cinq adolescents arrêtés dans le cadre d’une enquête consacrée au terrorisme.

Ces affrontements sont survenus après que les avocats des trois premiers suspects placés en détention dans le cadre de cette enquête ont confirmé avoir rencontré leurs clients pour la première fois depuis leur arrestation, la semaine dernière.

Sous le slogan « les habitants d’implantations ont aussi des droits fondamentaux », des centaines de manifestants se sont réunis aux abords de la résidence du Premier ministre Benjamin Netanyahu pour protester contre la détention des suspects dans cette affaire de terrorisme juif dont les détails ont été placés sous embargo.

La mère de l’un des cinq adolescents appréhendés dans le cadre de l’enquête s’est exprimée devant la foule.

« Depuis le jour où notre fils a été arrêté, nous avons été inondés d’appels d’amour et transmettant également un sentiment de grand choc », a-t-elle dit, selon le site d’information Ynet.

« Monsieur le Premier ministre, je m’adresse à vous en tant que mère – tout cela arrive sous votre mandat et vous pouvez mettre un terme aux injustices ».

Des manifestants aux abords de la résidence du Premier ministre de Jérusalem en soutien à un jeune suspect juif dans une enquête majeure dont les détails ont été placés sous embargo, le 5 janvier 2019 (Crédit : Noam Revkin Fenton/Flash90)

Le chef du Conseil régional de Samarie, Yossi Dagan, a affirmé que la manifestation avait réuni des activistes venus de tout le spectre politique réunis par la certitude que la détention de suspects sans accès à une représentation légale ne devrait pas être autorisée.

« Nous sommes venus ici pour dire au Premier ministre et au ministre de la Justice que nous vivons dans un Etat démocratique », a dit Dagan. « J’appelle le Premier ministre et les ministres du cabinet à intervenir. Nous demandons le droit à un avocat et la prévention de la torture, comme pour n’importe quel autre citoyen ».

Yossi Dagan s’exprime pendant une manifestation aux abords de la résidence du Premier ministre à Jérusalem en soutien à un jeune suspect juif dans une enquête de sécurité majeure dont les détails ont été placés sous embargo, le 5 janvier 2019 (Crédit : Noam Revkin Fenton/Flash90)

Un individu a été arrêté après que des échauffourées ont éclaté entre les manifestants et la police.

Le mouvement de protestation a eu lieu après l’arrestation par les forces de l’ordre de deux autres suspects dans une enquête de terrorisme juif samedi dans la soirée, a noté une organisation d’aide juridique de droite.

Un porte-parole du groupe Honenu, qui représente l’un des adolescents, avait indiqué que la police avait émis une ordonnance empêchant les mineurs de rencontrer un avocat. L’un des jeunes détenus aurait été arrêté à Jérusalem.

La police n’a pas confirmé le lieu de détention des suspects.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le rabbin Haim Druckman lors d’une rencontre dans le bureau du Premier ministre à Jérusalem, le 8 février 2012 (Avi Ohayon/GPO/Flash90)

Pour sa part, le rabbin sioniste nationaliste et ancien politicien Haim Druckman a diffusé une vidéo exceptionnelle samedi dans laquelle il a appelé Netanyahu à libérer les suspects, disant qu’ils n’étaient pas des terroristes et qu’ils « ne devaient pas faire l’objet d’une enquête dans les caves du Shin Bet ».

Au début de la semaine, Itamar Ben Gvir, qui représente l’un des suspects, avait critiqué la conduite des autorités israélienne et clamé que les agents du Shin Bet avaient probablement torturé son client pendant sa détention pour extorquer de faux aveux.

L’avocat avait cité une information transmise par l’émission de télévision « Uvda », qui avait dénoncé sur la stratégie supposément brutale du service de sécurité pour obtenir des aveux de la part de suspects israéliens lors d’une attaque terroriste meurtrière perpétrée dans le village de Duma, dans le centre de la Cisjordanie, au mois de juillet 2014, durant laquelle trois membres de la famille Dawabsha étaient morts brûlés vifs.

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