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Étape parisienne de prestige pour Asaf Avidan à l’Opéra Garnier

La star israélienne de 36 ans a livré une prestation intimiste et intense, sous un jeu de lumières épuré et très étudié

Asaf Avidan. (Crédit : Wikimedia Commons)
Asaf Avidan. (Crédit : Wikimedia Commons)

Le chanteur israélien Asaf Avidan s’est offert vendredi en solo une étape de prestige dans l’écrin de l’Opéra Garnier à Paris où il a notamment interprété trois titres inédits dans « l’endroit au monde » où il avait « le plus envie de jouer ».

Après trois autres dates françaises, ce samedi soir au Poiré-sur-Vie (Vendée), à Lyon lundi et de nouveau à Paris, Salle Pleyel, mardi, le chanteur à l’inimitable voix écorchée ira à Enghien en Belgique, le 7 juillet, avant une série de quatre concerts en Allemagne.

Sur la scène de l’Opéra Garnier, assis tout le long du spectacle de plus d’une heure et demie entouré de ses quatre guitares et son ordinateur, l’auteur, compositeur et interprète de 36 ans a livré une prestation intimiste et intense, sous un jeu de lumières épuré et très étudié.

Dans une salle comble (plus de 2 100 places), Asaf Avidan a offert une poignée de nouvelles chansons, aux côtés de celles de son dernier album en date, « Gold Shadow » (2015), le troisième en solo.

Sur l’un de ces inédits, « The Study Of Falling », à mi-chemin entre soul et folk, le chanteur à la voix aiguë et brisée a fait étalage de tout son talent d’interprète.

Sa poétique singularité s’exprime notamment lors de morceaux comme « One day (Reckoning Song) », tiré de l’album « The Reckoning » (2008) enregistré avec son groupe, The Mojos, « The Labyrinth Song » de son dernier album et « Cyclamen » du précédent « Different Pulses » (2012).

En perpétuel dialogue avec le public, il raconte sa vie et braque les lumières sur la salle. Sa volonté ? « Pouvoir observer le public et saisir ses réactions pour créer une forme d’intimité et d’échange », avait expliqué la veille le trentenaire tatoué à l’AFP.

Sur scène, ce globe-trotteur, fils de diplomates, qui affirme « ne pas avoir de chez lui », égratigne aussi Donald Trump et fustige « le système capitaliste néfaste », en ajoutant que « ni moi ni mon équipe n’avons touché d’argent même si je sais que vous avez payé cher vos places. »

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