« Excellente » réunion sur l’accord nucléaire entre l’Iran et les puissances mondiales
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« Excellente » réunion sur l’accord nucléaire entre l’Iran et les puissances mondiales

Les ministres des Affaires etrangères se sont entretenus en marge de la 70e Assemblée générale de l'ONU

Le Haut Représentant de l'Union Européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité Federica Mogherini (au centre) et le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif assistent à une réunion dex P5+ 1 + l'UE + l'Iran lors de la 70e session de l'Assemblée générale des Nations Unies à New York le 28 septembre 2015 (Crédit photo: Craig Ruttle /POOL / AFP)
Le Haut Représentant de l'Union Européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité Federica Mogherini (au centre) et le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif assistent à une réunion dex P5+ 1 + l'UE + l'Iran lors de la 70e session de l'Assemblée générale des Nations Unies à New York le 28 septembre 2015 (Crédit photo: Craig Ruttle /POOL / AFP)

NEW YORK – Après une longue journée de diplomatie, les ministres des Affaires étrangères des six puissances mondiales et de l’Iran se sont rencontrés lundi soir au siège de l’ONU à New York pour discuter de sujets liés à la mise en œuvre de l’accord nucléaire global signé le 14 juillet.

Pendant la rencontre qui a duré une heure, le secrétaire d’Etat américain John Kerry a appelé l’Iran à respecter ses engagements conformément à l’accord.
 
La réunion de lundi a été la première fois où des représentants des pays du groupe P5+1 groupe de pays – les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la France, la Russie, la Chine et l’Allemagne – et l’Iran se sont rencontrés depuis la conclusion de l’accord, qui prévoit un allègement des sanctions envers Téhéran en échange de limitations à son programme nucléaire.

Selon les premiers rapports, la réunion s’est bien déroulée.

« Excellente », a déclaré le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius en sortant de la réunion en compagnie de certains de ses collègues européens. Aucun des ministres n’a cependant détaillé le contenu de la discussion.

Peu de temps après avoir quitté la conférence, Kerry a tweeté que c’était une « bonne réunion avec des collègues sur la mise en œuvre de l’accord iranien ».

Selon le porte-parole du département d’Etat John Kirby, au cours de la réunion, « les parties ont fourni des mises à jour sur les mesures pertinentes prises en vue de la mise en œuvre de l’accord, et John Kerry a réitéré encore une fois que, lorsque l’Iran prendra ses engagements nucléaires, les Etats-Unis seraient prêts à respecter nos engagements consistant à lever les sanctions pertinentes ».

Kerry a discuté de la récente nomination de l’Ambassadeur Steve Mull qui dirigera les efforts du gouvernement américain pour mettre en œuvre l’accord et, selon Kirby, « a appelé l’Iran à entreprendre toutes ses étapes nucléaires dans un temps opportun et complet – notamment ses engagements envers l’AIEA dans la feuille de route – afin de parvenir à la Journée de la mise en œuvre ».

Le porte-parole du Département d’Etat a indiqué que les parties mèneraient les discussions en cours « afin d’assurer que l’Iran est en mesure de remplir les exigences techniques de l’accord. » Il a souligné que « toutes les parties ont convenu de continuer à travailler de bonne foi vers la mise en œuvre de l’accord. »

L’accord devrait entrer dans la phase d’adoption le ou autour du 18 octobre.

A cette date, le président américain Barack Obama signera la renonciation de sanctions qui n’entrera en vigueur qu’après que l’Iran ait rempli ses obligations qui ont été incluses dans l’accord sur le nucléaire.

Ces obligations comprennent : satisfaire aux exigences de l’AIEA – l’organisme de surveillance de l’ONU sur le nucléaire – concernant les activités suspectes sur le site de Parchin, et parvenir à un accord avec l’organisme à propos de rapports sur des aspects militaires précédents présumés du programme nucléaire de Téhéran.

Parmi ses autres obligations, l’Iran devra retirer des milliers de centrifugeuses de ses installations nucléaires ainsi que le noyau au réacteur de plutonium à eau lourde d’Arak.

La réunion de lundi soir n’était sans doute pas la dernière consacrée à l’accord sur le nucléaire en marge de l’Assemblée générale des Nations unies à New York.

Mardi, les mêmes ministres des Affaires étrangères participeront à un déjeuner offert par le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon.

Sur les aspects concrets, Federica Mogherini, la haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, qui a présidé la réunion de lundi soir, devrait s’entretenir mardi avec le directeur général l’AIEA Yukiya Amano pour discuter des protocoles des inspections de l’AIEA.

La rencontre de lundi soir, bien que brève, était pleine de symbolisme.

La porte-parole du Département d’Etat Marie Harf a noté qu’elle a eu lieu dans la même salle de conférence où, deux ans plus tôt, les membres du P5+1 avaient engagé des pourparlers nucléaires avec des représentants iraniens en marge de l’Assemblée générale de 2013.

https://twitter.com/marieharf/status/648661925463769089

L’accord nucléaire de l’Iran a été presenté au cours de cette Assemblée générale comme un modèle pour les réussites potentielles de coopération internationale, même entre des États qui partagent une profonde méfiance réciproque.

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