Facebook rejette les sévères critiques israéliennes sur l’incitation à la violence
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Facebook rejette les sévères critiques israéliennes sur l’incitation à la violence

Un ministre avait déclaré que le PDG de la société “monstrueuse”, Zuckerberg, avait sur les mains le sang d’une ado israélienne assassinée

Le fondateur et PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, annonçant de nouveaux essais pour un bouton "je n'aime pas", le 15 septembre 2015 (Crédit : capture d'écran/Facebook/Vimeo)
Le fondateur et PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, annonçant de nouveaux essais pour un bouton "je n'aime pas", le 15 septembre 2015 (Crédit : capture d'écran/Facebook/Vimeo)

Facebook a rejeté samedi soir une affirmation du gouvernement israélien, disant que son fondateur et PDG, Mark Zuckerberg, avait « une partie du sang » d’une victime israélienne de terrorisme sur les mains, parce qu’il ne censurait pas l’incitation palestinienne à la violence et les discours de haine.

Dans un communiqué en hébreu, la compagnie a affirmé qu’elle travaillait « régulièrement avec les organisations de sécurité et les décideurs politiques dans le monde entier, y compris en Israël, afin de s’assurer que la population sait comment utiliser Facebook sans risque. »

« Il n’y a pas de place sur notre plateforme pour du contenu qui encourage la violence, les menaces directes, le terrorisme ou les agressions verbales. Nous avons un spectre de directives communautaires précises conçues pour aider les gens à comprendre ce qui est permis sur Facebook, et nous appelons chacun à faire usage de nos outils pour rapporter les contenus qu’ils verraient dont ils pensent qu’ils violent ces directives, pour que nous puissions évaluer chaque incident et prendre des actions rapides », a déclaré Facebook.

La compagnie répondait à un important ministre israélien qui a appelé Facebook un « monstre » et a accusé Zuckerberg de permettre les incitations palestiniennes à la violence à se répandre sur le réseau social. Le ministre de la Sécurité intérieure Gilad Erdan (Likud), a également accusé Facebook d’entraver les efforts de la police israélienne pour arrêter les terroristes, et déclaré que Zuckerberg avait sur les mains une « partie du sang » de Hallel Yaffa Ariel, une adolescente israélienne assassinée.

Le ministre de la Sécurité intérieure Gilad Erdan avant la réunion hebdomadaire du gouvernement à Jérusalem, le 3 janvier 2016. (Crédit : Alex Kolomoisky/Pool)
Le ministre de la Sécurité intérieure Gilad Erdan avant la réunion hebdomadaire du gouvernement à Jérusalem, le 3 janvier 2016. (Crédit : Alex Kolomoisky/Pool)

Ariel, 13 ans, a été poignardée à mort jeudi matin par un terroriste palestinien alors qu’elle dormait dans sa chambre de Kiryat Arba, une implantation de Cisjordanie. Dans une autre attaque terroriste jeudi, deux personnes ont été poignardées à Netanya. Vendredi, un Israélien a été tué et sa femme et ses enfants blessés quand la voiture de la famille a été prise pour cible par des hommes armés à bord d’un véhicule qui les doublait, au sud de Hébron, en Cisjordanie.

Israël a à maintes reprises accusé l’Autorité palestinienne d’incitation à la violence ou à la haine pour les attaques qui ont tué 35 Israéliens depuis le 1er octobre 2015. Quatre ressortissants étrangers ont également été tués dans des attentats, qui comprennent des attaques au couteau, à main armée, à la voiture bélier, et un attentat suicide à la bombe.

S’exprimant sur la Deuxième chaîne, Erdan a appelé les Israéliens à inonder Zuckerberg de demandes pour réprimer les abus des terroristes et de leurs partisans sur Facebook.

« Facebook, qui a été présenté comme une révolution positive pour le monde, est devenu un monstre depuis la montée de l’Etat islamique et de la vague de terrorisme, a accusé Erdan. Le dialogue, l’incitation, les mensonges de la jeune génération palestinienne se produisent sur la plateforme de Facebook. »

Hallel (à gauche) et sa mère Rina Ariel. (Crédit : autorisation/Adam Propp)
Hallel (à gauche) et sa mère Rina Ariel. (Crédit : autorisation/Adam Propp)

Le ministre a déclaré que, « à mon grand regret, une partie du sang de ceux qui ont été assassinés, y compris dans les dernières attaques, du sang de Hallel », est sur les mains de Zuckerberg parce que Facebook n’a pas rapporté une série de statuts de son meurtrier postés sur le site. Le terroriste, Muhammad Tarayrah, avait rendu public son désir de mourir, ainsi que son amour du martyre pour la cause palestinienne dans nombre de posts publiés sur Facebook ces derniers mois.

Erdan a accusé Facebook de « saboter le travail de la police israélienne », et de « refuser de coopérer » quand la police israélienne se tournait vers le site pour obtenir de l’aide concernant les menaces terroristes des Palestiniens. Il a ajouté que la compagnie « place la barre très haute » pour retirer des contenus incitant à la violence et à la haine.

« Il est temps pour les Israéliens de l’inonder de demandes pour réprimer cela sur la plate-forme qu’il a fondée et avec laquelle il gagne des milliards », a-t-il déclaré.

Dans son communiqué, Facebook a déclaré avec un « dialogue régulier » avec le gouvernement israélien sur son contenu.

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