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Feu vert à une enquête sur des menaces contre le chef d’état-major

"Gadi, fais attention, Rabin cherche un copain", avaient scandé certains partisans d'Elor Azaria lors d'une manifestation

Le chef d'Etat-major, Gadi Eizenkot, pendant une réunion de la commission de contrôle de l'Etat de la Knesset, le 16 août 2016. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le chef d'Etat-major, Gadi Eizenkot, pendant une réunion de la commission de contrôle de l'Etat de la Knesset, le 16 août 2016. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le procureur général d’Israël a donné son feu vert à une enquête sur les menaces proférées contre le chef d’état-major par des partisans d’un soldat coupable d’avoir achevé un terroriste palestinien, a dit le ministère de la Justice.

Le chef d’état-major, le général Gadi Eizenkot, est l’une des personnalités désignées à l’animosité des soutiens du sergent franco-israélien Elor Azaria, 20 ans.

Mercredi, le soldat a été reconnu coupable par un tribunal militaire d’avoir délibérément tué d’une balle dans la tête un terroriste palestinien, qui avait été blessé après avoir attaqué des soldats israéliens au couteau à Hébron en Cisjordanie.

Le soldat, assigné à sa base, encourt vingt ans de prison. Le tribunal doit encore prononcer sa peine.

Des dizaines de partisans d’Elor Azaria, dont des extrémistes de droite, se sont heurtés aux forces de l’ordre à l’extérieur des bâtiments où siégeait le tribunal à Tel-Aviv. « Gadi, fais attention, Rabin cherche un copain », avaient scandé certains.

Ils faisaient référence à l’ancien Premier ministre Yitzhak Rabin, signataire des accords de paix d’Oslo avec les Palestiniens, assassiné en 1995 par un extrémiste juif à Tel-Aviv.

L’état-major et le général Eizenkot soutiennent le procès contre Elor Azaria, au nom du respect par l’armée de valeurs morales et malgré l’appui dont bénéficie le soldat dans une partie de l’opinion et de la part d’éminentes personnalités politiques.

Le procureur général Avichai Mandelblit, à la tête du système judiciaire de l’exécutif, « a autorisé l’ouverture d’une enquête sur des incitations présumées à la violence » lors de la manifestation de mercredi, a dit le ministère de la Justice dans un communiqué jeudi soir.

« Aucun compromis n’est possible avec les appels à la violence, qu’ils visent des juges, des officiers de l’armée, ou tout autre responsable », selon le ministère.

Le jugement a donné lieu à une multiplication des messages de haine sur les réseaux sociaux, en particulier contre les trois juges militaires auxquels l’armée a assigné des gardes du corps selon la presse.

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