Fin du couvre-feu de Pessah malgré le maintien du confinement
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Fin du couvre-feu de Pessah malgré le maintien du confinement

Les Israéliens sont à nouveau autorisés à sortir à une distance de 100 mètres maximum de chez eux sans quitter leurs communautés jusqu'à vendredi matin

La police à un checkpoint temporaire à l'entrée de Jérusalem, le 8 avril 2020 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
La police à un checkpoint temporaire à l'entrée de Jérusalem, le 8 avril 2020 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le couvre-feu de la nuit de Pessah s’est terminé jeudi matin, les Israéliens ayant à nouveau l’autorisation de quitter leurs domiciles. Il leur est néanmoins interdit d’effectuer des déplacements interurbains.

Le couvre-feu, qui a commencé mercredi à 15 heures et qui s’est achevé jeudi à 7 heures du matin, avait pour objectif d’empêcher les Israéliens de passer le dîner festif en compagnie de leurs familles ou de leurs proches – ce qui, selon les responsables, pouvait entraîner une nouvelle vague de contaminations au COVID-19 et nuire aux efforts menés par l’État juif afin de lutter contre le virus.

Avec la levée du couvre-feu, les Israéliens ont à nouveau le droit de s’éloigner de moins de 100 mètres de leurs habitations ou pour se livrer à des activités essentielles. Les commerces vont rouvrir, même si leur ouverture reste indéterminée en cette journée de fête.

Les Israéliens continuent à être soumis à un confinement dans le cadre d’une fermeture générale de tout le pays qui ne sera pas levée avant vendredi à 6 heures du matin. À Jérusalem, ville qui compte le plus grand nombre de contaminés au COVID-19, les résidents ne peuvent s’éloigner au-delà de l’une des sept zones de la ville dans laquelle ils vivent.

La police contrôle les conducteurs à un point de contrôle temporaire sur la route 1 à l’extérieur de Jérusalem, pour vérifier que les gens respectent les ordres du gouvernement concernant un confinement partiel pour empêcher la propagation du coronavirus. (Crédit : Nati Shohat/Flash90)

Les transports publics, qui se sont interrompus dans tout le pays mardi soir, ne reprendront pas avant dimanche matin et seuls les vols internationaux ayant obtenu au préalable une autorisation spéciale des ministères des Transports et de l’Intérieur auront l’autorisation de décoller.

Pour mettre en œuvre le couvre-feu, des milliers d’agents de police ont été déployés dans tout Israël, soutenus par 1 400 militaires qui ont aidé à garantir le respect des restrictions par les Israéliens.

Seules quelques dizaines d’amendes ont été distribuées pour violation des restrictions, ce qui représente une baisse nette par rapport à ces derniers jours, a indiqué la Douzième chaîne.

Le couvre-feu n’a pas concerné les villes arabes où Pessah n’est pas célébré.

Confinés à leurs domiciles et sommés de passer la fête uniquement avec les personnes avec lesquelles ils vivent, de nombreux Israéliens ont dû célébrer leur première nuit de Pessah seuls ou, s’ils ne sont pas traditionalistes, en liaison numérique avec leurs proches et leurs amis.

Les orthodoxes plus pratiquants ont dû se passer des technologies ou des réseaux sociaux. Certains ont disposé des photos des membres de leur famille autour de la table tandis que les autres, qui vivent dans des résidences, ont gardé leurs portes ouvertes pour les personnes âgées ou seules, qui ont pu ainsi profiter de l’animation des dîners.

Une famille israélienne fête le Seder de Pessah avec un ordinateur qui lui permet d’être en communication pendant la première nuit de la fête juive à Tzur Hadassah, le 8 avril 2020. (Crédit : Nati Shohat/Flash90)

Dans de nombreuses communautés, les gens sont sortis sur leurs balcons pour chanter les « Quatre questions » – un chant habituellement récité par les plus jeunes.

Dans les hôpitaux de tout le pays, des personnels soignants en combinaison médicale ont pris de rapides pauses pour prendre part à des repas de fête avant de revenir soigner les malades.

Jeudi matin, 79 Israéliens étaient morts du virus, qui a infecté 9 755 personnes.

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