France : un instituteur prétendument attaqué par un partisan de l’EI avoue avoir tout inventé
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France : un instituteur prétendument attaqué par un partisan de l’EI avoue avoir tout inventé

L'instituteur avait assuré avoir été poignardé au flanc et à la gorge pendant qu'il préparait sa classe

Les forces de police, les pompiers et les secouristes sécurisent la zone à proximité de la salle de concert du Bataclan à Paris, le 14 novembre 2015. (Crédit : AFP PHOTO / FRANCOIS GUILLOT)
Les forces de police, les pompiers et les secouristes sécurisent la zone à proximité de la salle de concert du Bataclan à Paris, le 14 novembre 2015. (Crédit : AFP PHOTO / FRANCOIS GUILLOT)

Un instituteur de la région parisienne qui affirmait avoir été agressé lundi matin au cutter dans sa classe par un homme se revendiquant du groupe jihadiste Etat islamique a reconnu avoir tout inventé, a déclaré le parquet de Paris à l’AFP.

L’enseignant âgé de 45 ans était de nouveau entendu par les enquêteurs pour comprendre ce qui l’a amené à inventer ce récit, un mois après les attentats de Paris, a ajouté le parquet. Lundi matin, il avait été hospitalisé, blessé superficiellement au cou et au front.

L’instituteur avait assuré avoir été poignardé au flanc et à la gorge vers 06H10 GMT pendant qu’il préparait sa classe dans l’école maternelle d’Aubervilliers, une banlieue populaire dans le nord de Paris.

Selon lui, un agresseur, en tenue de peintre, ganté et encagoulé, chaussures militaires de type rangers aux pieds, était arrivé sans armes et s’était saisi d’un cutter qui se trouvait dans la salle de classe.

L’enseignant avait affirmé que l’homme avait lancé : « C’est Daech (acronyme arabe du groupe EI, ndlr), c’est un avertissement ».

La section antiterroriste du parquet de Paris s’était aussitôt saisie de l’enquête ouverte pour tentative d’assassinat sur un enseignant en relation avec une entreprise terroriste.

La ministre de l’Education Najat Vallaud-Belkacem s’était rapidement rendue dans l’école, dénonçant un « acte d’une grande gravité ».

Cette prétendue agression intervient dans un contexte de menace toujours très élevée en France, un mois après les attentats du 13 novembre à Paris (130 morts), et après que l’EI a visé dans l’une de ses revues fin novembre les enseignants, accusés d’être « en guerre ouverte contre la famille musulmane ».

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