Frappes israéliennes en Syrie : l’Iran pourrait durcir ses représailles – Rivlin
Rechercher

Frappes israéliennes en Syrie : l’Iran pourrait durcir ses représailles – Rivlin

Le président a déclaré qu'Israël doit s'attendre à une réponse de Téhéran sur le front syrien et libanais alors que l'activité des milices chiites s'intensifient

Reuven Rivlin lors de la conférence annuelle à l'Institute for National Security Studies (INSS) à Tel Aviv, le 28 janvier 2018. (Crédit : Kobi Gideon/GPO)
Reuven Rivlin lors de la conférence annuelle à l'Institute for National Security Studies (INSS) à Tel Aviv, le 28 janvier 2018. (Crédit : Kobi Gideon/GPO)

Le président Reuven Rivlin a mis en garde lundi que les frappes israéliennes en Syrie pourraient encourager Téhéran à répondre avec « davantage de force » contre l’Etat hébreu.

Cet avertissement survient quelques jours après que les forces iraniennes en Syrie ont lancé un missile sol-sol sur une station de ski en réponse aux frappes aériennes.

« Certains voient une escalade dans le niveau du conflit et dans tous les cas, l’Iran, je pense, réagira avec davantage de force aux politiques israéliennes dans le nord, au Syrie et au Liban », a déclaré Rivlin lors d’une conférence sur la sécurité à Tel Aviv.

Malgré les frappes menées par Jérusalem en Syrie sur des cibles iraniennes, les milices iraniennes et les transports d’armes vers le groupe terroriste du Hezbollah libanais, les frappes de représailles contre Israël restent extrêmement rares.

Cette tendance s’est inversée le 20 janvier, quand l’Iran a tiré un missile sol-sol depuis la Syrie sur le plateau du Golan. Le missile a été intercepté par le Dôme de fer au-dessus de la station de ski du Hermon, selon l’armée israélienne.

La veille, Israël aurait mené une rare frappe en plein jour contre des sites iraniens en Syrie, mais l’armée estime que le lancement du missile par les troupes iraniennes sur le Golan était une attaque « préméditée », destinée à dissuader Israël de mener des frappes aériennes contre les soldats de la République islamique et ses alliés en Syrie.

Dimanche, Hassan Nasrallah a déclaré que l’alliance entre le gouvernement du président syrien Hassan Nasrallah, l’Iran et le groupe terroriste du Hezbollah pourrait décider de mettre fin à sa politique consistant à ne pas répondre aux frappes israéliennes.

« A tout moment, les dirigeants syriens et l’axe de résistance peuvent prendre la décision de traiter l’agression israélienne d’une manière différente », a déclaré Nasrallah dans un large entretien accordé au réseau de télévision libanais al-Mayadeen.

Cette photo publiée par l’agence de presse officielle syrienne SANA, montre des missiles volant dans le ciel près de l’aéroport international, à Damas, Syrie, le 21 janvier 2019. (SANA via AP)

Israël a toujours assuré qu’il ne laisserait pas l’Iran ni ses alliés chiites établir une présence permanente dans la Syrie d’après-guerre.

Jérusalem a récemment commencé à dévoiler sa campagne de plusieurs années en Syrie, ce qui, selon certains, pourrait ouvrir la voie à des représailles.

Lors de la conférence annuelle à l’Institute for National Security Studies à Tel Aviv, Rivlin a déclaré qu’il avait le sentiment que « les Européens se rapprochaient de la position d’Israël sur les dangers émanant du régime iranien ».

Le président israélien Reuven Rivlin (à droite) accueilli par Emmanuel Macron à l’Elysée, à Paris le 23 janvier 2019. (Crédit : Ludovic MARIN / AFP)

Le président, qui a rencontré son homologue français Emmanuel Macron à Paris la semaine dernière, a évoqué les démarches anti-Iran en Europe, après qu’une tentative d’assassinat a été déjouée et les tensions autour des essais balistiques de l’Iran.

Au début du mois, l’Union européenne a placé sur sa liste terroriste la division des renseignements iranien et deux responsables accusés d’être impliqués dans une série de meurtres et de complots visant des dissidents aux Pays-Bas, au Danemark et en France.

L’UE soutient l’accord sur le nucléaire iranien, signé en 2015 entre Téhéran et les puissances mondiales, et abandonné l’an dernier par l’administration Trump. Israël s’oppose fermement à cet accord, qui était censé freiner les capacités nucléaires de l’Iran en échange d’une levée des sanctions. Les Etats-Unis ont rétabli ces sanctions tandis que les autres parties ont décidé de maintenir l’accord.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...