“Frappez un sioniste aujourd’hui”, demande le chef d’un groupe étudiant canadien sur Twitter
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“Frappez un sioniste aujourd’hui”, demande le chef d’un groupe étudiant canadien sur Twitter

Igor Sadikov doit faire face à des appels à la démission. Il affirme que son Tweet n’est pas antisémite parce que lui-même a des origines juives

Les portes de Roddick, l'entrée principale de la McGill University. (Crédit/ CC BY-SA 3.0 Gene.arboit / Wikipedia)
Les portes de Roddick, l'entrée principale de la McGill University. (Crédit/ CC BY-SA 3.0 Gene.arboit / Wikipedia)

MONTREAL — Le chef d’un syndicat étudiant de la McGill University a recommandé à ses abonnés sur Twitter de « frapper un sioniste aujourd’hui ».

Igor Sadikov, membre du conseil législatif, a posté le tweet lundi.

Des appels à la démission de son poste d’élu ont immédiatement été lancés à l’égard de cet étudiant, actuellement en troisième année de sciences politiques.

« C’est clairement une incitation à la violence qui ne devrait être tolérée de la part d’aucun étudiant, sans même parler d’un étudiant en politique », a déclaré dans un communiqué Amanda Hohmann de B’nai Brith des droits de l’Homme au Canada.

Le Centre pour Israël et les Affaires juives a également condamné la publication qui a été ultérieurement supprimée.

Sadikov, également militant au sein du mouvement BDS (Boycott, Divestment and Sanctions) contre Israël, a nié être antisémite, notant que son père est juif et que sa mère l’est à moitié.

« Ce tweet n’était pas une attaque contre les étudiants juifs mais plutôt contre les adhérents d’une philosophie politique », a-t-il dit au National Post.

Certains ont expliqué que le tweet n’avait fait que renforcer une atmosphère déjà ressentie comme toxique sur le campus pour les étudiants pro-israéliens qui, disent-ils, ont été victimes de harcèlement après le rejet, l’année dernière, d’une motion pro-BDS.

Au Royaume Uni et en France, les officiels du gouvernement ont indiqué l’année dernière que les mots « Sion » et « sionistes » étaient utilisés en remplacement de « Juifs » dans les discours de haine antisémites.

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