Fraude et abus de confiance : Les procureurs veulent condamner Sara Netanyahu
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Fraude et abus de confiance : Les procureurs veulent condamner Sara Netanyahu

Les procureurs d'Etat insistent pour que l'épouse du Premier ministre reconnaisse ses actes délictueux et rejettent la proposition de régler les accusations à l'amiable

Sara Netanyahu, épouse du Premier ministre, arrive au tribunal de Jérusalem le 7 octobre 2018. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Sara Netanyahu, épouse du Premier ministre, arrive au tribunal de Jérusalem le 7 octobre 2018. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Lundi, les procureurs d’Etat ont rejeté une proposition visant à régler les accusations de corruption portées contre l’épouse du Premier ministre Benjamin Netanyahu sans aller jusqu’au procès, affirmant qu’ils voulaient une condamnation dans cette affaire.

Sara Netanyahu et Ezra Saidoff, un ancien gardien à la résidence du Premier ministre, ont été accusés en juin de fraude et d’abus de confiance pour avoir fait un mauvais usage de quelque 100 000 dollars de fonds pour des repas servis par un traiteur alors qu’il y avait un chef à temps plein dans leur équipe.

L’annonce des procureurs est intervenue après avoir rencontré les avocats de Netanyahu et Saidoff, ainsi qu’un médiateur nommé par le tribunal pour superviser les procédures d’arbitrage.

Selon les médias israéliens, les parties ont convenu de tenir une autre réunion, indiquant qu’elles pouvaient encore parvenir à un accord pour éviter le procès.

Ezra Saidoff, ancien directeur adjoint du Cabinet du Premier ministre, arrive au tribunal de première instance de Jérusalem le 7 octobre 2018. (Yonatan Sindel/Flash90)

Selon la Douzième chaîne, les procureurs sont en désaccord avec le procureur général Avichai Mandelblit au sujet de l’affaire, les premiers demandant des aveux sur des actes criminels et le second souhaitant régler les accusations par un arbitrage et éviter ainsi un interminable procès.

Le mois dernier, la Treizième chaîne a fait savoir que les procureurs avaient rejeté trois propositions distinctes visant à régler l’affaire par voie d’arbitrage.

Les propositions, présentées par le juge arbitre Mordechai Kaduri, qui est vice-président du tribunal de première instance de Jérusalem, appelaient Mme Netanyahu à admettre sa culpabilité et à payer des amendes, sans toutefois être condamnée pour abus de confiance ou fraude, indique le rapport.

L’un des arrangements prévoyait que Mme Netanyahu paie une amende de 500 000 shekels (125 000 euros) et que l’affaire soit close. Un autre envisageait une amende de 200 000 shekels (50 000 euros) et que Mme Netanyahu admette avoir profité de l’erreur d’un autre – mais sans condamnation.

La troisième option était que l’épouse du Premier ministre soit condamnée, dans le cadre d’un plaider-coupable pour une accusation de corruption moindre, à payer une amende et à se voir imposer une peine avec sursis, selon ce rapport.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et son épouse Sara à bord de l’USS Ross, un contre torpilleur américain de missiles, accosté au port d’Ashdod le 11 octobre 2018. (Marc Israel Sellem / Pool / Flash90)

Le procès de Sara Netanyahu est distinct de celui de son mari, qui porte sur des soupçons selon lesquels le Premier ministre aurait accepté des pots-de-vin ou tenté d’obtenir des faveurs de magnats des médias en échange d’une couverture positive dans la presse.

Sara Netanyahu est également suspectée dans l’une de ces affaires, dans laquelle elle est soupçonnée d’avoir joué un rôle dans la mise en place d’une couverture médiatique positive à l’encontre de sa famille sur le site d’information Walla. Shaul Elovitch, le propriétaire du site, aurait accordé au couple Netanyahu le contrôle éditorial de certains articles en échange d’avantages réglementaires mis en place par le Premier ministre.

Les Netanyahu ont nié tout acte répréhensible et se disent victimes d’une chasse aux sorcières politique menée par un média hostile de gauche.

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