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Gali Baharav-Miara devient la nouvelle procureure générale

L'ex-procureure du district de Tel Aviv pour les affaires civiles deviendra la première femme procureure générale du pays

Gali Baharav-Miara. (Autorisation)
Gali Baharav-Miara. (Autorisation)

Les ministres ont approuvé lundi à l’unanimité la nomination de Gali Baharav-Miara au poste de procureur général, a déclaré un porte-parole de Gideon Saar, ministre de la Justice.

Gali Baharav-Miara, ancienne procureure du district de Tel Aviv pour les affaires civiles, deviendra la première femme procureur général du pays.

Les ministres ont approuvé cette nomination après une réunion de moins de 15 minutes, au cours de laquelle ils ont également discuté du scandale d’espionnage de la police au moyen du logiciel de NSO.

Bien qu’elle ait accédé à des postes importants, notamment en représentant l’État dans des litiges civils pour le bureau du procureur de district de Tel Aviv, Baharav-Miara est relativement peu connue des Israéliens au regard du poste immensément puissant dont elle a hérité.

Le ministre de la Justice Gideon Saar dirige une réunion de faction à la Knesset à Jérusalem, le 22 novembre 2021. (Crédit : Noam Revkin Fenton/Flash90)

Baharav-Miara est actuellement avocate au sein du cabinet d’avocats Tadmor Levy & Co. de Tel Aviv. Avant de rejoindre le secteur privé en 2016, elle a passé près de 30 ans dans le service public et a travaillé sur les procédures civiles au sein du bureau du procureur de district de Tel Aviv.

Elle a gravi les échelons jusqu’à diriger ce bureau en tant que procureur de district pour les affaires civiles pendant les huit années de 2007 à 2015. Avant cela, Baharav-Miara a dirigé le département des affaires administratives du bureau de 2001 à 2006, représentant l’État sur des questions telles que les appels d’offres et les contrats gouvernementaux.

Le Premier ministre Naftali Bennett et Saar ont tous deux exprimé leur soutien à Baharav-Miara le 31 janvier. Dans un communiqué, Saar a déclaré que, parmi les candidats de la commission de recherche, c’est elle qui avait la plus grande expérience des tribunaux et qui avait « plaidé plus d’affaires et rédigé plus de compte-rendus que n’importe quel autre candidat ayant comparu devant la commission ».

L’expérience de Baharav-Miara la précède également dans les « cercles juridiques », selon le professeur de droit Yuval Shany, chargé de cours à l’Institut israélien pour la démocratie (IDI).

L’expert des droits de l’Homme Yuval Shany (Capture d’écran : YouTube)

« Elle a la réputation d’être une avocate et une gestionnaire très sérieuse et compétente », a déclaré Shany, qui ne la connaît pas personnellement. « Elle a la réputation de diriger un navire étanche. »

En plus de l’expertise technique, le rôle de procureur général exige des prouesses en matière de gestion. Dans ce domaine, Mme Baharav-Miara possède « une expérience significative de la gestion », selon M. Shany.

Lorsqu’elle dirigeait les affaires civiles pour le bureau du procureur du district de Tel Aviv, Baharav-Miara était connue pour maintenir ce que Shany appelle le « silence industriel ».

« Le silence industriel… signifie que l’endroit fonctionne sans heurts, sans perturbations majeures, sans scandales majeurs. Tout le monde est occupé et fait son travail », a-t-il déclaré.

« Les gens semblent être généralement satisfaits de son style de direction et des conseils professionnels qu’elle a donnés. »

Bien qu’elle ait une grande expérience en droit civil, certains critiques s’inquiètent du fait que son expérience en matière de droit pénal demeure léger.

Selon Shany, cependant, l’inexpérience de Baharav-Miara en matière pénale pourrait être surmontable, si l’on se base sur les CV des candidats précédents et sur l’éventuelle scission du rôle de procureur général.

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