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Gantz fait appel à Kobi Mandelblit pour être le prochain censeur militaire

Le colonel, qui a occupé des postes de haut niveau dans le renseignement, remplacera Doron Ben-Barak, à ce poste depuis 2020

Le Col. Kobi Mandelblit, nommé censeur militaire du pays, le 24 mars 2022. (Crédit : Armée israélienne)
Le Col. Kobi Mandelblit, nommé censeur militaire du pays, le 24 mars 2022. (Crédit : Armée israélienne)

Le ministre de la Défense Benny Gantz a nommé jeudi le colonel Kobi Mandelblit nouveau censeur militaire.

Actuellement commandant de l’unité de formation de la Direction du renseignement, Mandelblit succèdera au colonel Doron Ben-Barak, à ce poste depuis 2020.

Fait rare au sein de la communauté des États démocratiques, Israël dispose d’une censure militaire pour empêcher la publication d’informations classifiées.

En vertu de la loi israélienne, tous les articles de presse – dans les médias traditionnels comme sur les réseaux sociaux – traitant de sécurité nationale ou de questions connexes doivent être approuvés par le censeur avant publication.

Âgé de 43 ans, Mandelblit a occupé divers postes au sein de l’armée au cours des 24 dernières années, la plupart liés au domaine du renseignement. Il a ainsi été officier en chef du renseignement au commandement central de l’armée et directeur d’une unité au sein de la Direction du renseignement.

Il est diplômé de l’Université Bar Ilan à Ramat Gan en gestion d’entreprise et en résolution de conflits. Il est le cousin de l’ancien procureur général Avichai Mandelblit.

Mandelblit sera promu au grade de général de brigade avant sa prochaine prise de poste comme censeur militaire.

Le censeur militaire, qui fait partie de la Direction du renseignement militaire de Tsahal, a le pouvoir d’empêcher que des informations ne soient rendues publiques par quiconque, à l’exception des politiciens, lesquels ont parfois usé de ce privilège pour diffuser des informations autrement soumises à embargo.

Au fil des décennies, l’unité de censure a été soupçonnée d’être instrumentalisée, de servir davantage à éviter des problèmes à l’armée ou au gouvernement que de prévenir de réelles atteintes à la sécurité nationale.

Alors que l’information peut aujourd’hui être facilement publiée par n’importe qui sur Internet, l’unité de censure a également été taxée d’obsolète.

Les médias israéliens contournent souvent la censure en citant des articles étrangers, plutôt que des sources israéliennes. Mais cette pratique ne fonctionne pas dans tous les cas, car le censeur peut interdire la publication de ces informations étrangères, même lorsqu’elles sont disponibles en ligne.

Judah Ari Gross a contribué à cet article.

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