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Gantz : Netanyahu « délégitime et déprécie » les opinions des manifestants

Selon le chef du parti HaMahane HaMamlahti, la victoire n'a pas donné au Premier ministre le droit de bouleverser la démocratie ; Merav Michaeli déclare qu'Avoda descendra dans la rue

Carrie Keller-Lynn est la correspondante politique et juridique du Times of Israël.

Le chef du parti HaMahane HaMamlahti, Benny Gantz, prenant la parole lors d'une réunion de sa faction à la Knesset, à Jérusalem, le 16 janvier 2023. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)
Le chef du parti HaMahane HaMamlahti, Benny Gantz, prenant la parole lors d'une réunion de sa faction à la Knesset, à Jérusalem, le 16 janvier 2023. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Le chef du parti HaMahane HaMamlahti, Benny Gantz, a renouvelé lundi son appel à inclure les leaders de l’opposition dans l’ambitieux plan de réforme judiciaire du gouvernement, mais a prévenu qu’il ne cautionnera pas un coup d’État.

« J’appelle à nouveau à la mise en place d’équipes de travail qui présenteront à la Knesset une réforme large et appropriée, incluant des points supplémentaires en plus de ceux existants », a déclaré Gantz au début de la réunion des factions de son parti à la Knesset.

Toutefois, Gantz a déclaré à la coalition que « notre main tendue ne vient pas pour rendre le coup d’Etat d’Israël ‘casher’ en échange de corrections superficielles ».

« S’il n’y a pas de changement profond qui exprime un large accord et la préservation d’Israël en tant que démocratie substantielle avec une séparation des pouvoirs et un contrôle judiciaire, il n’y aura pas d’accord du tout. »

La semaine dernière, Gantz a appelé les Israéliens à descendre dans la rue pour protester légalement contre le projet du gouvernement de placer le contrôle politique au-dessus du système judiciaire, entre autres réformes radicales.

Samedi, Gantz et plusieurs autres personnalités de l’opposition se sont joints à environ 100 000 manifestants à travers le pays, bien que le chef de l’opposition, Yaïr Lapid, ait été notablement absent.

Dans des commentaires adressés au Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui a rejeté les manifestations de samedi soir, Gantz a déclaré que la victoire aux élections législatives de novembre n’avait pas donné à Netanyahu un « passe-droit » pour bouleverser la démocratie.

« Les citoyens inquiets méritent d’être traités avec respect par le Premier ministre, qui – même si la plupart d’entre eux ne l’ont pas élu – est leur Premier ministre. Au lieu de cela, ils se sentent délégitimés et rabaissés », a déclaré le chef du parti HaMahane HaMamlahti.

S’appuyant sur Zeev Jabotinsky, une figure très respectée du sionisme dans les rangs du Likud, Gantz a appelé les manifestations à continuer dans le respect de la loi.

« Le silence n’est pas seulement ‘méprisable’, comme l’a écrit Jabotinsky. Le silence signifie abandonner ce que les fondateurs de l’État avaient construits, et nous ne garderons pas le silence ne serait-ce qu’une seconde », a dit Gantz.

Après le renouvellement de l’appel de Gantz en faveur de négociations avec les chefs des partis de l’opposition pour déterminer un projet de réformes accepté par tous, Merav Michaeli a déclaré que son parti, Avoda, composé de quatre personnes, excluait toute possibilité de négociations et qu’il mènera plutôt le combat dans la rue.

La cheffe du parti Avoda, Merav Michaeli, dirigeant la réunion de sa faction, à la Knesset, le 16 janvier 2023. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

« On ne négociera pas avec un accusé qui veut écraser le système judiciaire qui le juge », a déclaré Michaeli lors de la réunion de sa faction à la Knesset.

« Toute discussion avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le ministre de la Justice, Yariv Levin, portant sur les détails des clauses est déjà une capitulation face à leur violence. Négocier les détails des clauses, c’est fondamentalement accepter ce qu’ils veulent, et la seule question est de savoir quel prix est demandé », a-t-elle ajouté, en promettant que Avoda ne participera pas à de tels pourparlers.

Le chef du parti HaMahane HaMamlahti, Benny Gantz, a également renouvelé lundi son appel au gouvernement pour qu’il négocie avec les chefs des partis de l’opposition afin de créer un projet de réformes accepté par tous.

Carrie Keller-Lynn a contribué à cet article.

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