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GB : George Soros finance une campagne anti-Brexit

À Davos, le survivant de la Shoah et milliardaire hongrois avait affirmé que les Britanniques étaient "dans le déni" des conséquences financières du Brexit

George Soros sur la scène du Lincoln Center, à New York, le 18 avril 2017. (Crédit : Andrew Toth/Getty Images for Physicians for Human Rights/AFP)
George Soros sur la scène du Lincoln Center, à New York, le 18 avril 2017. (Crédit : Andrew Toth/Getty Images for Physicians for Human Rights/AFP)

Le milliardaire américain George Soros a donné 400 000 livres sterling (453 000 euros) à une organisation pro-UE qui tente d’influencer le vote des députés britanniques sur l’accord final du Brexit, a indiqué jeudi son président.

« A travers ses fondations il a contribué à hauteur de 400000 livres », a déclaré l’ancien ministre Mark Malloch-Brown, président de Best for Britain, accusé de « comploter pour renverser le Brexit » par le quotidien conservateur et pro-Brexit Daily Telegraph.

Selon le journal, cette « campagne pour renverser le Brexit » va être lancée à l’échelle nationale plus tard en février dans le but de « conduire à un second référendum pour obtenir le maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne »

« Il y a beaucoup de gens frustrés » par le Brexit, a déclaré Mark Malloch-Brown à la BBC jeudi. Cette campagne est destinée à « mobiliser l’opinion publique en faveur du maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne afin de faire prendre conscience (aux députés) de ce changement dans l’opinion publique quand le Parlement aura à voter » sur l’accord final sur le Brexit.

Devant le Forum économique mondial de Davos le mois dernier, George Soros avait prédit que la Première ministre britannique Theresa May ne resterait pas longtemps au pouvoir et affirmé que les Britanniques étaient « dans le déni » des conséquences financières du Brexit.

Le Premier ministre britannique Theresa May et le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker à une conférence de presse à la Commission européenne à Bruxelles, le 8 décembre 2018. (Crédit : AFP/ EMMANUEL DUNAND)

« La situation économique actuelle n’est pas aussi mauvaise que prévu, ils vivent dans l’espoir, mais à mesure que la monnaie se déprécie et que l’inflation sera la force motrice, cela entraînera une baisse du niveau de vie », avait-il analysé.

« Ca va prendre du temps, mais quand ça arrivera, ils se rendront compte qu’ils gagnent moins qu’avant, parce que les salaires n’augmenteront pas aussi vite que le coût de la vie », selon lui.

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