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GB : La députée juive Luciana Berger revient au Parti travailliste

L'ex-élue a accepté les excuses du chef du parti, Keir Starmer, et son invitation à revenir. Elle affirme que le parti a "franchi un pas important" avec lui

L’ex-députée travailliste Luciana Berger s’exprime lors d’une conférence de presse pour annoncer la création d'un nouveau parti politique, The Independent Group, à Londres, le 18 février 2019. (Crédit : Kirsty Wigglesworth/AP)
L’ex-députée travailliste Luciana Berger s’exprime lors d’une conférence de presse pour annoncer la création d'un nouveau parti politique, The Independent Group, à Londres, le 18 février 2019. (Crédit : Kirsty Wigglesworth/AP)

L’ex-députée travailliste britannique Luciana Berger, démissionnaire du parti à cause de l’antisémitisme, a annoncé, samedi, son prochain retour, à l’invitation de son chef, Sir Keir Starmer.

Berger a tweeté que « le Parti travailliste avait franchi un pas important sous la direction de Keir ».

« Je suis heureuse de revenir dans ma maison politique », a-t-elle écrit, se déclarant par ailleurs « impatiente de rejoindre le parti ».

Âgée de 41 ans, Berger avait démissionné en 2019 du Parti travailliste, alors sous la direction de Jeremy Corbyn, lui reprochant de ne pas faire le nécessaire pour lutter contre l’antisémitisme qui règne au sein du parti.

Plus tard, elle avait, sans succès, fait campagne pour un parti rival.

En réaction à l’invitation de Starmer, Berger a écrit que le Parti travailliste « avait touché le fond sous le règne de Jeremy Corbyn ».

« Je ne m’attendais pas à autant d’antisémitisme de la part de membres du Parti travailliste, pas plus que je ne m’attendais à ce que sa direction traite l’antisémitisme dans ses rangs différemment des autres formes de racisme, en refusant de le condamner, ce qui n’a fait que l’encourager », a-t-elle écrit.

« Pourtant, c’est exactement ce qui s’est passé. »

Starmer a pris la tête du parti travailliste en 2020 après la démission de Corbyn, suite de la défaite électorale du parti.

Il a publié sur Twitter la lettre qu’il a adressée à Berger, en ajoutant : « Mon premier défi consiste à voir si ceux qui, à juste titre, ont été choqués par les errements passés peuvent se sentir à nouveau chez eux dans ce parti. »

« Vous êtes partie parce que vous avez été forcée à le faire, en raison des intimidations, des brutalités et du racisme », peut-on lire dans cette lettre.

« Votre geste était courageux, fondé sur des principes. Mais c’est une décision que vous n’auriez jamais dû avoir à prendre. Ce jour sera à jamais une tache dans l’histoire du Parti travailliste. »

En 2020, la Commission pour l’égalité et les droits de l’homme du Royaume-Uni avait reconnu le Parti travailliste coupable de harcèlement et de discrimination.

Corbyn avait essuyé certaines de ces conclusions d’un revers de manche, ce qui lui a valu d’être suspendu de son propre parti.

Dans sa réponse à Starmer, Berger a écrit : « Le fait que le parti ait été reconnu coupable de harcèlement envers ses membres juifs ne m’a procuré ni plaisir ni réconfort. »

Pourtant, elle s’est déclarée « heureuse » que, sous la direction de Starmer, le Parti travailliste ait reçu bonne évaluation de l’organisme de surveillance antiraciste du Royaume-Uni.

Berger, qui était alors députée à Liverpool, avait quitté le Parti travailliste en février 2019, le disant gangréné par un « antisémite institutionnalisé ».

La même année, elle s’était présentée au Parlement en tant que candidate libérale-démocrate dans la circonscription de Finchley & Golders Green, sans doute la plus juive de toute la Grande-Bretagne. Elle avait été battue par Mike Freer, du Parti travailliste.

Illustration : Keir Starmer, à gauche, et Jeremy Corbyn à la Chambre des communes à Londres, le lundi 26 novembre 2018 (Crédit : Chambre des communes / PA via AP)

Avant de quitter le Parti travailliste, Berger, qui avait été directrice des Amis travaillistes d’Israël, avait fait face à un vote de défiance – annulé par la suite – par des membres assurant qu’elle « critiquait sans cesse » Corbyn à propos de l’antisémitisme au sein du parti.

Quelqu’un l’avait traitée de « sioniste perturbatrice ».

Après avoir quitté le Parti travailliste, elle avait créé en 2019 The Independent Group, avec six autres députés démissionnaires du Parti travailliste.

Le parti a par la suite pris le nom de Change UK, mais Berger l’a quitté en juin 2019.

Starmer a précisé que Corbyn ne serait pas autorisé à se présenter aux prochaines élections sous l’étiquette travailliste.

La JTA a contribué à la rédaction de cet article.

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