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Génocide arménien : Hollande annonce une semaine d’étude dans les établissements scolaires

Quelque 1,5 million d'Arméniens, hommes, femmes et enfants, ont été massacrés, selon les historiens, en Anatolie entre 1915 et 1917

Le président français François Hollande s'adresse à la 71e Assemblée générale des Nations unies à New York, le 20 septembre 2016. (Crédit : John Moore/Getty Images/AFP)
Le président français François Hollande s'adresse à la 71e Assemblée générale des Nations unies à New York, le 20 septembre 2016. (Crédit : John Moore/Getty Images/AFP)

A quelques jours de la fin de son mandat, François Hollande a annoncé l’institution chaque année dans les établissements scolaires « d’une semaine de la recherche sur les génocides, les crimes contre l’humanité et les crimes de masse » qui débutera symboliquement chaque 24 avril, date commémorative du génocide arménien.

Il s’agit de permettre aux élèves « de réfléchir sur les violences extrêmes, à travers notamment l’exemple du génocide arménien. C’est la raison pour laquelle cette semaine débutera tous les ans le 24 avril, le jour anniversaire du génocide arménien pour l’installer dans la République », a précisé lundi le chef de l’Etat, qui a fait cette annonce à l’occasion du 102e anniversaire du génocide de 1915.

Quelque 1,5 million d’Arméniens, hommes, femmes et enfants, ont été massacrés, selon les historiens, en Anatolie entre 1915 et 1917.

La Turquie reconnaît que jusqu’à 500 000 Arméniens sont morts pendant des combats et leur déportation forcée vers la Syrie ou le Liban, alors provinces ottomanes, mais réfute toute volonté d’extermination.

A quelques jours de la fin de son mandat, M. Hollande a aussi appelé à poursuivre les procédures pour obtenir la « pénalisation du négationnisme », alors qu’une loi sanctionnant la négation du génocide arménien en 1915, votée par le Parlement le 1er juillet 2016, a été ensuite invalidée par le Conseil constitutionnel.

« Il ne m’appartient pas d’en faire le commentaire puisque cette décision (du Conseil) s’impose à tous, il m’appartient en revanche, y compris pour les quelques jours qui me séparent de la fin de mon mandat et pour transmettre ce que j’ai à dire au prochain président de la République, de dire que nous ne devons pas oublier ce chemin de la pénalisation du négationnisme », a-t-il dit.

« Nous trouverons les voies, il y en a, nous adapterons nos textes et nous les ferons reconnaître le cas échéant par la Cour européenne des droits de l’Homme », a assuré M. Hollande.

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