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Georges Bensoussan définitivement relaxé pour des propos jugés haineux

En 2015, l’historien avait déclaré que "dans les familles arabes en France, l’antisémitisme on le tète avec le lait de la mère"

L'historien français Georges Bensoussan. (Crédit : capture d'écran YouTube)
L'historien français Georges Bensoussan. (Crédit : capture d'écran YouTube)

Saisie par les parties civiles (la Ligue des droits de l’Homme et le Collectif contre l’islamophobie en France), la Cour de cassation a confirmé la relaxe prononcée en première instance et en appel de l’historien Georges Bensoussan, ancien directeur de la Revue d’histoire de la Shoah, suite à des accusations d’incitation à la haine.

Les fais remontent au 10 octobre 2015, quelques mois après les attentats contre Charlie Hebdo et l’Hyper-cacher de Vincennes. Lors d’un débat sur le « sens de la République » dans l’émission « Répliques » sur France Culture, Georges Bensoussan avait déclaré : « C’est une honte de maintenir ce tabou [l’antijudaïsme musulman, NDLR] à savoir que dans les familles arabes en France, l’antisémitisme on le tète avec le lait de la mère ».

Il citait là, de mémoire, une idée du sociologue Smaïn Laacher entendue dans un documentaire diffusé sur France 3, et revenait sur les attentats commis par des terroristes musulmans contre des cibles juives ces dernières années.

Dans le documentaire cité, Smaïn Laacher avait précisément déclaré : « Cet antisémitisme il est déjà proposé dans l’espace domestique et il est quasi naturellement déposé sur la langue, déposé dans la langue. Une des insultes des parents à leurs enfants quand ils veulent les réprimander, il suffit de les traiter de Juifs. Toutes les familles arabes le savent. C’est une hypocrisie monumentale que de ne pas voir cet antisémitisme, il est d’abord domestique. Il est comme dans l’air qu’on respire. »

Smaïn Laacher n’avait pas fait l’objet de poursuites judiciaires pour ses propos.

Suite à cette relaxe en cassation, l’affaire visant Georges Bensoussan se termine, après trois ans de démêlés judiciaires. En 2015, elle avait vivement divisé la LICRA, qui comptait alors parmi les parties civiles. Dans ses rangs, des militants contestaient la décision de la direction de poursuivre l’historien, quand d’autres – Mohamed Sifaoui en premier lieu, témoin lors du procès –, la soutenaient.

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