Hamas : Deux ados palestiniens tués lors des émeutes dans la bande de Gaza
Rechercher

Hamas : Deux ados palestiniens tués lors des émeutes dans la bande de Gaza

8 000 personnes se sont rassemblées lors des émeutes hebdomadaires pour lancer des pierres, des engins incendiaires et explosifs sur les soldats

Un Palestinien porte le drapeau national lors d'une manifestation à proximité de la barrière de sécurité avec Israël à l'est de Gaza ville le 8 février 2019. (Photo de MAHMUD HAMS / AFP)
Un Palestinien porte le drapeau national lors d'une manifestation à proximité de la barrière de sécurité avec Israël à l'est de Gaza ville le 8 février 2019. (Photo de MAHMUD HAMS / AFP)

Deux adolescents palestiniens, dont un âgé de 14 ans, ont été abattus lors des manifestations de masse organisées le long de la frontière. Selon le ministère de la Santé de la bande de Gaza dirigée par le groupe terroriste palestinien du Hamas, 17 autres personnes ont été blessées par des tirs à balles réelles.

Environ 8 000 Palestiniens se sont rassemblés le long de la frontière dans le cadre des manifestations et émeutes hebdomadaires, lançant pierres et engins incendiaires et explosifs en direction des soldats, qui ont répondu par des gaz lacrymogènes et, parfois, des tirs à balles réelles.

Le ministère de la Santé gazaoui a déclaré qu’Hassan Shalabi, âgé de 14 ans, avait été touché à l’abdomen dans une manifestation à proximité de Khan Younis dans le sud de l’enclave. Des articles de presse ont précisé que Shalabi était un proche du chef du Hamas, Ismaïl Haniyeh.

Peu après, le ministère a annoncé la mort de Hamza Ishtawi, âgé de 18 ans, déclarant qu’il avait été touché au cou lors d’affrontements similaires à l’est de la ville de Gaza.

L’armée israélienne n’a pas souhaité commenter ces décès, mais a déclaré que 8 200 « émeutiers et manifestants » avaient manifesté le long de la frontière.

Des manifestants palestiniens évacuent un blessé lors d’une manifestation à proximité de la barrière de sécurité avec Israël à l’est de Gaza ville le 8 février 2019. (Photo de MAHMUD HAMS / AFP)

« Ils lancent des pierres sur les soldats et en direction de la barrière de sécurité, mais aussi un certain nombre d’engins explosifs qui n’ont pas réussi à traverser la barrière », a déclaré le porte-parole de l’armée israélienne.

Les soldats israéliens « ont riposté avec des outils de dispersion d’émeutes et ont utilisé des armes à feu conformément aux procédures standard », a-t-il ajouté.

Ces derniers mois, l’Egypte, Nicolay Mladenov, le coordinateur spécial des Nations unies pour le processus de paix du Moyen-Orient, et le Qatar ont œuvré pour ramener le calme dans la bande de Gaza et empêcher une flambée des violences entre Israël et des groupes terroristes.

Au cours des récentes semaines, les tensions entre Israël et des groupes terroristes dans l’enclave côtière se sont intensifiées après qu’un sniper palestinien a ouvert le feu sur un groupe de soldats israéliens. La balle avait touché le casque d’un officier, le blessant légèrement.

Mercredi, des Palestiniens ont tiré un missile vers Israël. Le projectile serait tombé dans la zone du conseil régional de Shaar Hanegev. Il n’y a pas eu de dégâts ou blessés dans l’attaque.

En réponse, un tank israélien a ouvert le feu sur une position du Hamas dans le sud de Gaza.

Également cette semaine, Israël a annoncé qu’il avait commencé la phase finale de la construction d’une barrière électrifiée en acier de 6 mètres de haut qui entourera complètement la bande de Gaza.

La barrière passera le long des 65 kilomètres de l’enclave et se dressera au-dessus d’une mur de béton souterrain qu’Israël construit autour de Gaza pour bloquer les tunnels d’attaque de groupes terroristes.

Israël construit une barrière autour de la bande de Gaza afin d’empêcher les infiltration de terroristes, février 2019. (Ministère de la Défense)

Les émeutes de vendredi ont eu lieu dans plusieurs endroits le long de la frontière, dans le cadre des manifestations continues de la « Marche du retour » du Hamas.

Depuis mars, des Palestiniens organisent chaque semaine des manifestations de la « Marche du retour » le long de la frontière. Israël a accusé les chefs du Hamas d’en protifer pour mener des attaques sur les soldats israéliens et pour tenter de traverser la barrière de sécurité.

Israël a demandé de mettre un terme aux manifestations violentes le long de la frontière dans chaque accord de cessez-le-feu.

Les organisateurs des manifestations ont déclaré que les manifestations ont pour but le « retour » des réfugiés palestiniens et de leurs descendants sur les terres qui font maintenant partie d’Israël, et pour faire pression sur l’État juif afin qu’il retire ses restrictions de déplacement sur la population et sur les biens qui peuvent entrer ou sortir de l’enclave côtière.

Côté israélien, on considère que le retour des réfugiés palestiniens et de leurs descendants entraînerait la fin du caractère juif d’Israël. Les restrictions de mouvement sont en place pour empêcher le Hamas et d’autres groupes terroristes de faire entrer des armes clandestinement dans la bande de Gaza.

Le Hamas, qui a pris le contrôle de la bande de Gaza dans un coup d’état violent contre le Fatah de l’Autorité palestinienne en 2007, est un groupe terroriste qui cherche à détruire Israël.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...