Hamas: Libération des prisonniers réarrêtés de l’accord Shalit avant tout accord
Rechercher

Hamas: Libération des prisonniers réarrêtés de l’accord Shalit avant tout accord

La perspective d'un échange s'éloignant, le groupe terroriste palestinien demande à Israël de libérer une 50e de terroristes condamnés, libérés en 2011 et arrêtés 3 ans plus tard

Illustration: Des membres du Hamas observent un bus transportant des prisonniers palestiniens arriver au point de passage de Rafah avec l'Egypte, dans le sud de la bande de Gaza le 18 octobre 2011. (Abed Rahim Khatib / Flash 90)
Illustration: Des membres du Hamas observent un bus transportant des prisonniers palestiniens arriver au point de passage de Rafah avec l'Egypte, dans le sud de la bande de Gaza le 18 octobre 2011. (Abed Rahim Khatib / Flash 90)

Le groupe terroriste palestinien du Hamas a déclaré lundi qu’une condition préalable à tout accord d’échange de prisonniers avec Israël était la libération de dizaines de condamnés pour terrorisme qui ont été relâchés lors d’un échange en 2011 et réarrêtés il y a six ans.

Selon des rapports publiés il y a plusieurs mois, des progrès significatifs ont été réalisés dans les efforts pour obtenir un accord qui verrait les dirigeants de Gaza libérer deux civils israéliens captifs et les corps de deux soldats israéliens en échange de prisonniers palestiniens.

« La libération des prisonniers libérés dans le cadre de l’accord de 2011 est une condition pour entamer des discussions sur un nouvel échange de prisonniers », a déclaré le porte-parole du Hamas, Abdel Latif al-Qanua.

« La résistance palestinienne possède un fort levier pour obtenir la libération des prisonniers dans les prisons de l’occupation, et est capable de forcer l’occupation à se soumettre à ses exigences », s’est vanté Qanua.

Dans le cadre d’un accord conclu en 2011 avec le Hamas, Israël a libéré 1 027 condamnés palestiniens pour terrorisme en échange du soldat israélien captif Gilad Shalit, qui avait été kidnappé en 2006.

Le soldat israélien Gilad Shalit libéré (deuxième à droite), avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu, le ministre de la Défense de l’époque Ehud Barak (à gauche), et l’ex-chef d’état major, le lieutenant général Benny Gantz (à droite), à la base aérienne de Tel Nof dans le sud d’Israël, le 18 octobre 2011 (Crédit : Ariel Hermoni / Ministère de la Défense / Flash90)

Après le meurtre de trois adolescents israéliens en juin 2014, Israël a arrêté à nouveau plus de 50 d’entre eux dans le cadre de l’opération « Gardiens de nos frères » en Cisjordanie.

Qanua, qui s’est exprimé lors d’un événement marquant le sixième anniversaire des arrestations devant le bureau du Croissant Rouge à Gaza, a déclaré qu’Israël ré-arrêtant les prisonniers libérés constituait « une violation des termes de l’accord » et une « escroquerie sioniste ».

Il a appelé l’Egypte, qui a servi de médiateur pour l’accord de 2011, à faire pression sur le gouvernement israélien pour qu’il « respecte les termes de l’accord ».

Le Hamas détient Avera Mengistu et Hisham al-Sayed, les deux Israéliens qui sont entrés dans la bande de Gaza, ainsi que les corps des soldats Hadar Goldin et Oron Shaul, tous deux tués lors de la guerre de 2014 dans la bande.

Dans le sens des aiguilles d’une montre, à partir du haut à gauche : Avraham Mengistu, Hisham al-Sayed, Hadar Goldin et Oron Shaul. (Flash 90/Times of Israel)

Abu Obeida, un porte-parole de la branche armée du Hamas, les Brigades Ezzedine al-Qassam, a réaffirmé jeudi la volonté du groupe terroriste de parvenir à un nouvel échange avec Israël pour les deux Israéliens et les restes des soldats.

En avril 2020, des responsables israéliens ont confirmé à la Douzième chaîne que Jérusalem menait des discussions avec le Hamas en vue d’un éventuel échange, mais aucun progrès public n’a été réalisé depuis.

A l’époque, les responsables du Hamas auraient exigé deux séries de libérations de prisonniers – la première de 250 prisonniers en échange d’informations sur les captifs, la seconde en échange de la remise effective à Israël des prisonniers et des corps des soldats. Israël a refusé ces demandes à l’époque.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...