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Hausse du taux de transmission du COVID, pas de crainte de reprise de l’épidémie

On enregistre 13 603 nouveaux cas et les plus graves restent stables ; Nachman Ash estime qu'une contamination à Omicron protège contre le nouveau variant BA.2

Une collaboratrice du service de secours du Magen David Adom effectue un prélèvement sur un site de dépistage de la COVID-19 à Jérusalem, le 22 mars 2022. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)
Une collaboratrice du service de secours du Magen David Adom effectue un prélèvement sur un site de dépistage de la COVID-19 à Jérusalem, le 22 mars 2022. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Le ministère de la Santé a fait état jeudi d’une nouvelle augmentation du taux de transmission du COVID-19, un haut responsable de la santé estimant que l’augmentation de la morbidité ne conduirait néanmoins pas à une reprise épidémie à grande ampleur.

Selon les données du ministère, le taux de reproduction, ou chiffre R, aurait atteint le niveau 1,42. Il représente le nombre de personnes infectées par chaque porteur du coronavirus, tout chiffre supérieur à 1 indiquant que le virus se propage activement. Ce chiffre était inférieur à 1 il y a une semaine.

Le ministère a déclaré que 13 603 nouvelles infections avaient été confirmées mercredi, avec 19,08 % de tests positifs.

Les cas actifs s’élevaient à 66 821, parmi lesquels 786 personnes hospitalisées pour complications liées à la COVID. Le nombre de cas graves est demeuré stable à 301, dont 130 sous respirateur.

Le nombre de morts s’établit à 10 455, le ministère de la Santé ayant signalé 27 décès dus au coronavirus la semaine passée.

Mercredi encore, le nombre de nouveaux cas n’avait que peu augmenté par rapport à la veille. Toutefois, les contagions étaient lentement mais sûrement reparties à la hausse après le creux de la vague Omicron, en mars, qui avait commencé à déferler en décembre 2021 .

Un collaborateur du service de secours du Magen David Adom effectue un test antigénique rapide de la COVID-19, dans un centre de dépistage automobile du Magen David Adom installé à Jérusalem, le 22 mars 2022. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Selon la radio publique Kan, le Premier ministre Naftali Bennett est supposé rencontrer les chefs des caisses de santé pour évoquer l’augmentation des contagions et promouvoir la vaccination.

Les responsables de la santé attribuent une partie de l’augmentation des cas au variant BA.2, sous-variant d’Omicron. BA.2 est considéré comme plus infectieux qu’Omicron, sans être nécessairement plus grave.

Le directeur général du ministère de la Santé a déclaré jeudi que les réinfections au variant Omicron étaient « très faibles » et que les responsables pensaient qu’une infection préalable à Omicron protégeait contre le variant BA.2

Nachman Ash a également indiqué que le ministère de la Santé attribuait les contagions actuelles à la vague Omicron, cinquième épidémie de grande ampleur en Israël depuis le début de la pandémie.

« Je ne pense pas que l’augmentation de la morbidité sera importante », a déclaré Ash à la radio de l’armée. « Les capacités hospitalières sont à la hauteur de l’enjeu, nous pouvons tracer l’épidémie et prendre des décisions qui s’imposent au vu des données recueillies. »

Le directeur général du ministère de la Santé, Nachman Ash, prend la parole lors d’une conférence de presse sur la COVID-19 à Jérusalem, le 12 décembre 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Ce jeudi toujours, le député du Likoud Yuval Steinitz a déclaré avoir été testé positif à la COVID.

« Pendant deux ans, j’ai été prudent », a écrit le député de l’opposition sur Twitter.

Steinitz, qui est vacciné, n’a pas donné de précisions sur son état de santé.

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