HaYamin HaHadash ne franchit pas le seuil électoral, exige un recompte des votes
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HaYamin HaHadash ne franchit pas le seuil électoral, exige un recompte des votes

L'Union des partis de droite s'associe à cette demande alors que la commission électorale dévoile les résultats définitifs

Naftali Bennett et Ayelet Shaked à la Knesset en 2016. (Yonatan Sindel/ Flash90/ via JTA)
Naftali Bennett et Ayelet Shaked à la Knesset en 2016. (Yonatan Sindel/ Flash90/ via JTA)

Le parti HaYamin HaHadash a déclaré jeudi qu’il allait demander un recomptage de ses voix après qu’il a semblé manquer de peu l’entrée à la Knesset. Tous les votes ont été dépouillés mais le calcul est encore en cours.

La commission centrale électorale a compté les derniers votes des soldats, des diplomates, des équipes médicales et des patients hospitalisés, des prisonniers et des personnes à mobilité réduite (3 940 bureaux de vote étaient accessibles aux personnes en situation de handicap), ce qui représente 6 % du nombre total de bulletins enregistrés lors de cette élection.

Après le décompte des votes classiques, le parti HaYamin HaHadash du ministre de l’Education Naftali Bennett et de la ministre de la Justice Ayelet Shaked, ne rassemblait que 3,14 % des voix. Il leur manquait 4 300 voix pour dépasser le seuil d’éligibilité fixé à 3,25 %.

Après le dépouillement des derniers bulletins de vote, le parti a grimpé à 3,22 %. Il manquait alors 0,03 % des votes pour passer de 0 à 4 sièges dans la prochaine Knesset, ce qui correspond à 1 380 voix, selon les responsables.

Des responsables dépouilles les votes des soldats et des diplomates, au lendemain des élections, le 10 avril 209. (Crédit : Noam Revkin Fenton/Flash90)

En raison d’un problème technique sur le site de la commission centrale électorale, les données affichées indiquaient que HaYamin HaHadash totalisait 3,26 % des voix, mais les responsables ont indiqué que c’était une erreur.

La commission électorale a déclaré jeudi matin que le décompte était terminé, mais que les résultats officiels ne seront divulgués qu’après un examen strict du processus de dépouillement, les résultats étant très serrés.

HaYamin HaHadash a déclaré qu’il demanderait un recomptage des votes, et des sources au sein du parti auraient affirmé que « des choses étranges se passent à la commission électorale, quelqu’un vole les élections à la droite ». Ils ont déclaré que des observateurs du parti n’ont pas été autorisés à surveiller le dépouillement.

« Nous sommes optimistes », a déclaré Ayelet Shaked à Ynet devant son domicile. « Les nouvelles sont bonnes. Nous devons attendre les résultats définitifs. »

Naftali Bennett avait déclaré plus tôt aux journalistes que « je prie Dieu et je me bats pour chaque voix ».

Le député de l’Union nationale, Bezalel Smotrich, à la Cour suprême de Jérusalem, le 27 mars 2019. (Yonatan Sindel/Flash90)

Bezalel Smotrich, numéro 2 de l’Union des partis de droite – que Bennett et Shaked ont quittée pour former HaYamin HaHadash – s’est associé à cette demande, indiquant que « l’on sent la mauvaise odeur d’une tentative délibérée de faire disparaître des sièges de droite de la Knesset, et que nous ne devons pas laisser cela se produire ».

Mais Rafi Peretz, à la tête de l’Union des partis de droite, a déclaré qu’il avait « une confiance absolue » en la commission électorale et que le parti devrait faire preuve « de responsabilité » et attendre l’annonce officielle.

HaYamin HaHadash et l’Union des partis de droite auraient l’intention d’unir leurs exigences pour intégrer la coalition de Netanyahu si le seuil d’éligibilité est franchi.

Le dernier décompte semble indiquer que le parti arabe Raam-Balad dépassait le seuil requis, même s’il est tombé de 3,45 % à 3,38 %.

Il a également entrainé une différence mineure mais significative dans la composition de la Knesset. Le parti Yahadout HaTorah a perdu un siège (il en a désormais 7) au profit du Meretz, qui passe de 4 à 5 sièges.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu se réjouit avec son épouse Sara avant de s’adresser aux partisans du Likud alors que les résultats des élections générales israéliennes sont annoncés, au siège du parti à Tel Aviv, au petit matin le 10 avril 2019. (Yonatan Sindel/FLASH90)

Cela signifie que le bloc de droite du Premier ministre Benjamin Netanayhu et les partis ultra-orthodoxes détiennent désormais 64 sièges sur les 120 de la Knesset. Ainsi, chaque parti de la coalition, même ceux qui n’ont que 4 sièges, ont la capacité de renverser le gouvernement à tout moment.

Cependant, si HaYamin HaHadash finit par franchir le seuil électoral et décrocher 4 sièges, Kakhol lavan en perdrait 2 et passerait à 33 sièges, le Meretz à 4 et Yahadout HaTorah en aurait toujours 7, et l’Union des partis de droite pourrait également perdre un siège. Dans ce cas, le bloc de droite aurait 67 sièges, ce qui renforcerait la coalition de Benjamin Netanyahu.

Ce dernier a remporté une victoire mardi, en décrochant 35 sièges, au coude à coude avec Kakhol lavan (35), mais avec un très net avantage sur le nombre de votes qui sont allés vers les partis de droite. Benjamin Netanyahu semble donc être le plus à même de former une coalition. Kakhol lavan a admis sa défaite mercredi soir.

Le Likud enregistre son meilleur score depuis 2003 (avec 38 sièges sous Ariel Sharon), et son meilleur sous Netanyahu.

La commission centrale électorale a souligné que le décompte manuel des votes était exact, affirmant que les chiffres erronés sur le site internet officiel sont dus à trois erreurs techniques distinctes.

« Nous avons trouvé trois pépins dans le transfert des données, a précisé jeudi la commission. Le problème n’est pas au niveau du décompte, mais avec l’enregistrement des chiffres dans le système. Certains des chiffres ont été enregistrés dans le système [en ligne], mais pas d’autres ».

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