Hervé Morin : la France doit s’inspirer de « l’internement préventif » israélien
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Hervé Morin : la France doit s’inspirer de « l’internement préventif » israélien

Le président du parti Les Centristes estime après l'attentat de Strasbourg que la France n'utilise pas "la totalité des moyens disponibles" contre le terrorisme

Hervé Morin, en 2010 au Pentagone. Il était alors ministre de la Défense. (Crédit: R. D. Ward/Wikimedia Commons)
Hervé Morin, en 2010 au Pentagone. Il était alors ministre de la Défense. (Crédit: R. D. Ward/Wikimedia Commons)

L’attentat de Strasbourg du 11 décembre, qui a coûté la vie de 5 personnes, a suscité plusieurs questions sur la capacité française à assurer la sécurité sur son territoire.

Pour Hervé Morin, le chef du parti Les Centristes et ancien ministre de la Défense cité par France 3-Strasbourg « ce terroriste n’est pas le seul sur le territoire national et je continue à penser que nous n’utilisons pas la totalité des moyens mis en œuvre dans un certain nombre de pays.»

Il cite notamment Israël : « Je pense à leur capacité de pouvoir faire de l’internement préventif quand il y a des éléments concordants démontrant l’imminence de l’acte terroriste (…) Ensuite il y a une coordination parfaite des services de renseignements. »

Cherif Chekatt, le suspect de l’attentat a été abattu par une patrouille de la police dans la soirée du 13 décembre après une traque de 50 heures. Il est un natif de Strasbourg âgé de 29 ans.

Il devait être interpellé mardi matin 11 décembre par les gendarmes pour une tentative d’homicide, a indiqué une source proche du dossier à l’AFP.

Suite aux attaques terroristes sur le sol français ces dernières, la gestion par Israël du terrorisme quotidien a attiré l’attention des médias et des responsables politiques. Or, selon d’anciens acteurs de la sécurité français et israéliens, les différences entre ces deux pays doivent venir modérer cette ambition.

En Israël, le front et « la maison » sont en grande partie entremêlés. En résultent des modes défensifs et offensifs particuliers, couplés à une coopération avec une entité à la fois adverse et partenaire.

L’intimité entre ennemis en Israël est telle, que, par exemple, les services de renseignement intérieurs du Shin Bet, associés à l’armée se rendent chez les parents de potentiels terroristes pour les prévenir des répercussions possibles, et pour les convaincre de dissuader leur enfant, devenant des partenaires de facto de la sécurité israélienne. Une telle imbrication n’existe pas à ce degré en France.

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