Herzog craint le désengagement de Washington
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Herzog craint le désengagement de Washington

Le chef de l'opposition israélienne, le travailliste Isaac Herzog juge l'attitude des deux parties digne d'un "jardin d'enfants"

Le chef du Parti travailliste Isaac Herzog  (Crédit : Flash90)
Le chef du Parti travailliste Isaac Herzog (Crédit : Flash90)

Les Etats-Unis s’efforçaient jeudi en coulisses de ramener Israël et les Palestiniens à la table des négociations, tout en laissant entendre qu’ils pourraient abandonner les deux parties à leurs querelles.

Le porte-parole de la Maison Blanche, Josh Earnest, a condamné les dernières décisions « non constructives et unilatérales » prises par les deux parties, relevant selon lui de la « loi du Talion », tout en assurant qu’il restait une chance de parvenir à une solution diplomatique.

Son homologue au département d’Etat, Marie Harf, a également rappelé qu’Israël et les Palestiniens devaient prendre « des décisions difficiles. Nous ne pouvons pas le faire pour eux. C’est à eux de le faire ».

Le chef de l’opposition israélienne, le travailliste Isaac Herzog, a jugé le comportement des deux parties digne d’un « jardin d’enfants », mettant en garde contre un désengagement de Washington, après une rencontre avec l’ambassadeur américain en Israël Dan Shapiro.

« Il y a une lassitude profonde (des Américains) qui ont envie de dire : les amis, faites ce que vous voulez, et appelez-nous quand vous aurez terminé ! » a déclaré Herzog à la radio militaire, estimant ce découragement américain « dangereux, très dangereux » pour le processus de paix.

Mais les dirigeants palestiniens ont multiplié les déclarations apaisantes, assurant vouloir poursuivre les négociations.

« Nous sommes toujours engagés à ces pourparlers et nous continuerons jusqu’au 29 avril », échéance des neuf mois impartis aux négociations relancées en juillet 2013 sous le parrainage de M. Kerry, a déclaré mercredi le ministre palestinien des Affaires étrangères Riyad al-Malki, après avoir remis les demandes d’adhésion.

Israël et les Etats-Unis s’opposent aux démarches palestiniennes, affirmant qu’il s’agit de diversions par rapport au processus de paix.

Une partie de la coalition gouvernementale israélienne appelle même M. Netanyahu à prendre l’initiative d’interrompre les négociations.

« Cette rencontre (tripartite) après les demandes des Palestiniens auprès des Nations unies, contraire à tous leurs engagements, est une insulte à l’Etat d’Israël », a déclaré le vice-ministre des Affaires étrangères Zeev Elkin, membre du Likoud (droite nationaliste), le parti de M. Netanyahu, cité par les médias locaux.

« La décision des Palestiniens de se tourner vers l’ONU n’est pas encourageante, mais il ne faut pas baisser les bras », a plaidé Mme Livni.

La crise a poussé la Ligue arabe à convoquer une réunion d’urgence des ministres des Affaires étrangères le 9 avril au Caire.

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