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Heurts entre l’armée et des militants de gauche en route vers un avant-poste illégal

Des gaz lacrymogènes auraient été utilisés pour disperser les manifestants, parmi lesquels le député de la Liste arabe unie, venu demander le démantèlement de Homesh

Des militants de gauche portant une pancarte sur laquelle on peut lire "Jusqu'au démantèlement de Homesh" en hébreu et en arabe marchent vers Homesh, le 7 juillet 2023. (Crédit : Authorisation/Peace Now)
Des militants de gauche portant une pancarte sur laquelle on peut lire "Jusqu'au démantèlement de Homesh" en hébreu et en arabe marchent vers Homesh, le 7 juillet 2023. (Crédit : Authorisation/Peace Now)

L’armée israélienne a empêché ce vendredi des militants de gauche de se rendre à l’avant-poste illégal de Homesh, en Cisjordanie, en dispersant violemment le groupe qui demandait le démantèlement de l’avant-poste.

Selon une déclaration des organisateurs de la manifestation, la marche s’est mise en route dans l’implantation de Shavei Shomron jusqu’au village palestinien de Burqa, d’où elle avait l’intention de poursuivre vers Homesh.

Des vidéos publiées en ligne donnent à voir des soldats israéliens faisant usage de la violence afin d’empêcher les manifestants – un groupe de plusieurs centaines de militants – de s’approcher de l’avant-poste. Selon certaines informations, des gaz lacrymogènes ont été utilisés pour disperser les militants.

« La marche des Israéliens en quête de paix a été interrompue par l’armée avec une grande violence, alors même que les criminels de l’avant-poste de Homesh – qui s’arrogent des terres qui ne leur appartiennent pas et commettent des atrocités envers les Palestiniens – sont en liberté et bénéficient d’un traitement de 1ère classe », a déclaré le groupe militant La Paix maintenant dans un communiqué publié vendredi après-midi.

Le député de la Liste arabe unie Ofer Cassif, qui a participé à la marche, a publié une vidéo de la scène sur les réseaux sociaux, affirmant que Tsahal avait utilisé des gaz lacrymogènes et des bombes fumigènes contre les militants, provoquant des départs de feux.

« L’armée israélienne laisse les vandales de Homesh pénétrer dans cette zone, alors même que c’est contraire à la loi, mais pas nous », a déclaré Cassif.

« Voilà le vrai visage de l’occupation. »

Homesh a été démantelée une première fois en 2005, dans le cadre du désengagement d’Israël de la bande de Gaza et du nord de la Cisjordanie, mais une yeshiva de fortune occupe sporadiquement les lieux depuis 2007.

Fin 2021, un tireur palestinien a abattu Yehuda Dimentman, un étudiant de cette yeshiva. Depuis la fusillade, les militants favorables aux implantations redoublent d’activité pour obtenir du gouvernement qu’il légalise l’avant-poste.

La communauté internationale estime, dans son ensemble, que les implantations sont toutes illégales, là où Israël fait le distinguo entre les constructions faites avec l’autorisation du ministère de la Défense sur des terres appartenant à l’État et les avant-postes illégaux, établis sans permis et souvent sur des terrains privés appartenant à des Palestiniens.

Il arrive parfois que des avant-postes soient établis avec l’approbation tacite de l’État, et les gouvernements successifs ont fait en sorte de légaliser quelques-unes des centaines de communautés illégales.

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